Extraire du combustible nucléaire grâce aux crevettes ?

D’après le journal The Independent, des techniciens sont en passe de mettre au point une méthode permettant de recueillir les molécules d’uranium marin, dont la quantité dépasse de loin celles des gisements terrestres.  

"Ce qui rendait son extraction très chère était sa très faible concentration, mais nous progressons", explique le Dr Robin Rogers, de l’université d’Alabama.

Bonne nouvelle pour les industriels : l’équipe de ce scientifique américain a mis en place une technique semblable à celle déjà utilisée jusqu’à présent. Celle-ci consistait à immerger des tamis en plastiques à 200 mètres de profondeur, puis de les remonter et de les arriser d’acide.

Des tamis en carapaces de crevettes

Le Dr Rogers propose de remplacer le plastique, utilisé pour la fabrication des tamis, par … des carapaces de crevettes.  L’acide utilisé pour dissoudre l’uranium a également été rendu plus efficace. Le coût d’extraction devrait alors baisser de 50%, pour atteindre les 530 euros le kilo d’uranium extrait.

L'uranium ainsi récolté ne pourrait cependant pas couvrir les besoins de l'industrie nucléaire: il devrait seulement servir de soutien aux industries en cas d'épuisement des stocks terrestres.

Mais satisfaction des producteurs risque bien d’aller de pair avec une altération de l’écosystème : mise en place de mines marines, exploitation des crevettes, et éventuelle altération de la qualité de l’eau.

W. F.

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