Expulsion de caravanes à Bruxelles

Les habitants se plaignent de délais inhumains pour quitter des caravanes qu'ils occupaient depuis 30 ans.
Un terrain plutôt inhabituel en pleine ville. A l'origine mis à la disposition du propriétaire pour les gens du voyage, des dizaines de familles s'y sont installées. Mais au fil des années, le terrain a été partagé par un mur entre les héritiers et une partie vient même été vendue. Les occupants doivent quitter les lieux. C'est le cas de la famille Sisto qui l'occupe depuis 30 ans.  
Mais juridiquement c'est plus compliqué. Rares sont les familles qui ont pu apporter la preuve d'un quelconque loyer. En plus; ces habitants sont officiellement domiciliés de l'autre côté du terrain. Du coup, en première instance, le tribunal de Bruxelles a donné raison au propriétaire : considéré comme des squatteurs, les occupants de ces caravanes doivent partir. Ils ont néanmoins introduit un recours. José Garcia, secrétaire général du Syndicat des Locataires.  "Dire qu'ils sont des squaters qui sont là depuis quelques jours est faux. Nous demandons au juge de réformer et d'annuler son premier jugement afin que les gens puissent rester, puissent avoir des préavis et, éventuellement des indemnités pour rupture de bail".
Devant la menace d'expulsion, plusieurs occupants ont décidé d'abandonner les lieux. Parfois dans la panique. Certains emballent leurs derniers vêtements ils ont trouvé une maison à Malines. Mais pourtant, la caravane lui manque déjà.
Théoriquement un huissier pourrait procéder à l'évacuation du reste des occupants dès demain. Mais les plus tenaces attendent le résultat de leur recours
mercredi prochain avant de plier bagage. Une bataille juridique qui montre une fois de plus la précarité des gens du voyage et le manque de logement à Bruxelles.

N. Guilmin





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