La mission ExoMars 2016 a quitté l'orbite de la Terre

La fusée qui transporte la mission ExoMars
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La fusée qui transporte la mission ExoMars - © KIRILL KUDRYAVTSEV - AFP

L'instrument scientifique NOMAD (Nadir and Occultation for Mars Discovery), conçu et fabriqué par l'Institut royal d'aéronomie spatiale de Belgique (IASB), s'est envolé lundi à 10h31 (HB) vers la planète rouge à bord du satellite Trace Gras Orbiter (TGO), pour la première partie de la mission ExoMars. Celle-ci a été développée par l'Agence spatiale européenne (ESA), en collaboration avec l'agence russe Roscosmos. En soirée ExoMars s'est séparé de son étage propulseur pour quitter l'orbite de la Terre, entamant ainsi son long voyage vers la planète rouge, a annoncé l'Agence spatiale européenne (ESA).

"Le directeur du vol de (la sonde ExoMars) confirme sa séparation réussie avec l'étage propulseur Briz-M" du lanceur russe Proton, a écrit l'ESA sur le réseau social Twitter, annonçant ainsi sa sortie de l'orbite de la Terre et son départ pour Mars.

Cartographier

Le satellite se mettra en orbite autour de la planète. L'instrument NOMAD permettra de cartographier l'atmosphère de Mars à la recherche de méthane et autres gaz ainsi que des traces de vie, a expliqué Martine De Mazière, directrice générale ad interim de l'IASB lors d'une conférence de presse organisée à l'Observatoire d'Uccle.

Au total, 507 jours ont été nécessaires pour assembler NOMAD, l'intégrer au satellite et le tester, a précisé Eddy Neefs, chef ingénierie de l'IASB. Il a été testé à des températures extrêmes de -39 et +49°. Une cinquantaine de partenaires belges et internationaux ont participé au projet, dont OIP, partenaire principal.

La deuxième partie d'ExoMars est prévue en 2018

Le module atterrisseur Schiaparelli, auquel a contribué l'Observatoire royal de Belgique, a également pris la direction de Mars lundi. Il permettra de tester de nouvelles technologies pour la suite de la mission. La deuxième partie d'ExoMars est prévue en 2018.

Le lancement a été effectué depuis la base spatiale de Baïkonour au Kazakhstan. Un premier signal doit être reçu à 22h17 (HB) lundi soir, qui assurera que le satellite répond, a expliqué Séverine Robert, scientifique qui a participé au projet.

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