Excision: le CeMAViE fait de la Belgique une pionnière de la « reconstruction » (Vidéo)

Pour aider les victimes à se réapproprier leur sexe, la sexologue Cendrine Vanderhoeven utilise le dessin
Pour aider les victimes à se réapproprier leur sexe, la sexologue Cendrine Vanderhoeven utilise le dessin - © RTBF

Plus de 200 millions de filles et de femmes sont des victimes de mutilations sexuelles dans le monde. Et 30 millions de filles risquent de le devenir dans les dix années qui viennent.

Bien que la majorité d’entre elles vivent dans 30 pays d’Afrique et du Moyen-Orient, environ 5% de ces femmes mutilées vivraient en Europe. En Belgique, leur nombre est estimé à environ 18.000. 

Face à ce fléau, notre pays a adopté une politique très volontariste de prise en charge des victimes. Depuis tout juste cinq ans, ce volontarisme est incarné à Bruxelles par le CeMAViE (Centre Médical d'Aide aux Victimes de l'Excision).

Ce centre est pionnier au niveau mondial.

Les victimes sont prise en charge de manière multidisciplinaire: le processus de reconstruction ne se limite pas aux aspects strictement physiologiques mais s'étend également (et peut-être surtout) aux aspects psychologique. Ici les patientes bénéficient des soins d'une équipe d'experts composée d'une sage-femme (Fabienne Richard), d'un gynécologue (le Dr Martin Caillet), d'une sexologue (Cendrine Vanderhoeven) et d'une psychologue (Françoise Leroux).

En plus, ces soins sont remboursés, ce qui est, à notre connaissance, une exclusivité belge.

Le centre vient de fêter ses cinq ans d'existence en avril dernier. Cinq années au cours desquelles 1200 patientes ont été accueillies, lors de plus de 4000 consultations, et où près de 100 interventions chirurgicales ont été réalisées (dont 44 reconstructions clitoridiennes).

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