Examen d'entrée en médecine: un taux de réussite de 15,47%, en baisse par rapport aux années précédentes

Examen d'entrée en médecine: un taux de réussite de 15,47%, en baisse par rapport aux années précédentes
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Des 3535 étudiants qui ont passé l'examen d'entrée pour les études en médecine ou en dentisterie le 10 juillet dernier, seuls 547 ont passé l'épreuve sans encombre. Ce qui équivaut à un taux de réussite de 15,47%, selon les chiffres définitifs que communique samedi l'Académie de recherche et d'enseignement supérieur (Ares). Une seconde épreuve aura lieu le 4 septembre.

En 2017 et 2018, le taux de réussite avoisinait respectivement les 18 et 20%.

"Les résultats sont nettement meilleurs pour les candidats médecins que pour les candidats dentistes, tout comme ils sont aussi meilleurs pour les candidats résidents en Belgique par rapport à ceux venant de l’étranger", déclare Julien Nicaise, Administrateur de l’ARES, dans un communiqué publié ce samedi 20 juillet.

Autre précision apportée par l'Administrateur de l'Ares : "On constate pour juillet 2019 un nombre de lauréats non-résidents encore plus élevé que précédemment puisqu’ils ont franchi la barre des 100 lauréats cette fois, illustration de la très grande attractivité de l’enseignement supérieur belge francophone en général, et pour les domaines médical et paramédical en particulier. Illustration aussi qu’une part conséquente des futurs médecins et dentistes que nous formons dans nos universités retourneront dans leur pays d’origine une fois diplômés."
 

Sujet JT du 9 juillet 2019: jour J pour l'examen d'entrée en médecine

Un examen "boucherie" pour la FEF

La Fédération des étudiants francophones (Fef) a qualifié samedi de "boucherie" l'examen d'entrée pour les études en médecine et en dentisterie, en réaction à la publication des résultats définitifs de celui-ci. "L'examen d'entrée s'est révélé être une fois encore une journée-boucherie pour plusieurs milliers d'étudiants", fulmine ainsi Chems Mabrouk, présidente de la Fef, qui constate un taux de réussite encore plus bas qu'en 2017 et 2018.

Cette sélection à l'entrée des études de médecine est le reflet d'une sélection sociale, selon l'organisation. L'enseignement secondaire francophone fait partie des plus inégalitaires des pays de l'OCDE, rappelle-t-elle. L'examen d'entrée portant sur des matières qui sont dispensées dans l'enseignement secondaire, il sélectionne dès lors sur base de ces inégalités, en conclut sa présidente.

La Fef souligne par ailleurs la pénurie actuelle de médecins en Belgique, tant en Communauté flamande qu'en Fédération Wallonie-Bruxelles. "Cet élément est un argument supplémentaire pour dénoncer l'absurdité du contingentement et de l'examen d'entrée. Le système de planification actuelle datant de 1997 n'a pas pu éviter cette situation de pénurie avec, pour conclusion, un effet délétère sur l'accessibilité des soins ou sur la médecine de première ligne", déplore la fédération.

L'organisation appelle donc les négociateurs politiques fédéraux à traiter et évaluer la question du contingentement fédéral lors de la prochaine législature. Elle propose une planification alternative basée sur la régulation de l'installation, en prenant en compte les besoins locaux, afin d'assurer un système de santé efficace et accessible à tous.

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