Evacués au petit matin, des Parisiens sont de retour pour une nouvelle "Nuit Debout"

"On n'expulse pas une idée!"
"On n'expulse pas une idée!" - © JOEL SAGET - AFP

Quelques centaines de Parisiens se sont retrouvés lundi soir sur la place de la République, malgré le démantèlement à l'aube du campement où leur mouvement, baptisé "Nuit debout", se rassemble depuis le 31 mars pour réclamer une nouvelle politique.

Ambiance de forum et de kermesse

Cette esplanade emblématique, où est érigé un mémorial aux victimes des attentats de 2015, est occupée depuis onze soirs par des citoyens de gauche, qui refont le monde pendant de longues heures dans une ambiance de forum et de kermesse altermondialiste.

Lundi matin, les forces de l'ordre ont évacué leur campement "conformément aux déclarations de manifestation déposées qui prévoyaient un démontage dimanche en fin de soirée", avait expliqué la préfecture de police de Paris. L'opération s'est déroulée sans incidents.

"On n'expulse pas une idée! "

Une nouvelle déclaration de manifestation ayant été déposée, le mouvement - qui a essaimé dans une cinquantaine de villes de province- a pu reprendre lundi soir.

"On n'expulse pas une idée, de retour pour l'AG à 18H00! " a tweeté en fin d'après-midi @nuitdebout, appelant à tenir la traditionnelle "Assemblée générale" au cours de laquelle toutes les causes sont évoquées.

Les participants s'étaient réunis au soir d'une grande manifestation contre une réforme du droit du travail jugée trop libérale, mais leurs revendications couvrent un champ beaucoup plus large. Féminisme, droit des réfugiés, lutte contre la corruption, défense des Palestiniens ou mal-logement y sont discutés pendant de longues heures.

Après l'assemblée générale, une réunion était prévue vers 21H00 pour "discuter de comment organiser la suite", a précisé l'une des initiatrices du mouvement, qui se fait appeler Camille.

De nombreuses questions ont été soulevées par des incidents dans la nuit de samedi à dimanche, lorsque quelques centaines de personnes ont voulu se rendre au domicile du Premier ministre Manuel Valls. Huit personnes ont été interpellées et des dégradations déplorées par les autorités.

"On peut discuter, dialoguer (...), mais si ça tourne à la violence, on ne peut pas tolérer", a mis en garde lundi le patron du parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis.

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