Etudiant-entrepreneur: un statut assisté par l'université de Liège

On peut être étudiant en médecine et produire des milliers de macarons par semaine.
On peut être étudiant en médecine et produire des milliers de macarons par semaine. - © FRANCOIS GUILLOT - BELGAIMAGE

Après l'étudiant artiste et l'étudiant sportif, voici maintenant l'étudiant entrepreneur. Ce nouveau statut particulier, unique en Belgique francophone, lui permet de concilier études et création d'entreprise. Pour l'encadrer, l'ULG vient d'inaugurer le "VenturLab", une structure destinée à aider les étudiants et les jeunes diplômés à se lancer dans l'entrepreneuriat.

Selon une récente étude internationale, 93% des jeunes de moins de 30 ans ont une attitude favorable vis-à-vis de l'entrepreneuriat, 43% envisagent de créer leur entreprise mais moins de 3 % passent à l'acte. Grâce à Venturlab, les étudiants disposent à la fois d'un espace de travail et des conseils de 3 entrepreneurs expérimentés qui les coachent dans leurs projets d'entreprise.

A 21 ans Michael Labro est étudiant en premier master de médecine à l'université de Liège. Sa passion, c'est la pâtisserie. Il y a 5 ans, il a lancé une production artisanale de macarons sucrés et salés.

Le jeune entrepreneur est parti à Milan avant d’obtenir un prêt de 15 000 euros. "Mes parents m’ont traité de fou alors que je n’avais encore aucune rentrée et que j’étais toujours aux études".

La difficulté : gérer les deux mondes

Aujourd'hui, il produit entre 50 et 60000 macarons par semaine. Entre diriger 6 personnes à temps plein et poursuivre ses études, le plus difficile pour lui, c’est de pouvoir passer d’un univers à l’autres: "Je dois pouvoir switcher. Soit je suis dans mes papiers et je me dis que je devrais étudier, soit j’étudie et je me dis que je devrais m’occuper de mon entreprise".

Michaël bénéficie du soutien du Venturlab dont Bernard Surlemont, professeur d'entrepreneuriat aux HEC, est le fondateur: "Au travers de nos entrepreneurs en résidence nous leur apportons des personnes qui peuvent les coacher, les accompagner pour leur faire gagner du temps en termes d’expérience et ouvrir des portes et des réseaux pour des contacts qui peuvent être utiles pour leurs projets. Au niveau des paiements, des contacts de vente, tout ce qui est travail intérimaire, et d’emploi en général."

A l'heure actuelle, le Venturlab encadre une quinzaine d'étudiants et de jeunes diplômés entrepreneurs.

Erik Dagonnier

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