Étudiants en examen: lutter un jour contre l'anxiété via smartphone?

Certains étudiants peuvent craquer sous la pression.
Certains étudiants peuvent craquer sous la pression. - © Tous droits réservés

C'est la période des examens. Les étudiants s'organisent chacun de manière différente, mais ils seront tous devant un même questionnaire le jour J. Ils sont nombreux à gérer leur stress sans grandes difficultés. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Le phénomène d'anxiété et de crise de panique est fréquent lorsque l'on se retrouve devant une feuille blanche. La technologie pourrait un jour peut-être aider.

Il est 8 heures et Manuella arrive à l'école. Cela fait cinq fois qu'elle tente de réussir le cours de psychologie, mais, malgré une étude consciencieuse, c'est la panique devant le questionnaire. "Je maîtrise la matière, mais, dès que je suis devant ma feuille, j'oublie tout..."

D'après le psychologue et professeur émérite de l'UCL, Jacques Van Rillaer, cette anxiété peut être positive. Les étudiants anxieux seraient plus disposés à réussir leurs examens. Certains pourtant craquent sous la pression. 

"J'ai vu l'une ou l'autre fois un étudiant s'évanouir, raconte-t-il. J'ai également vu des étudiantes pleurer, du moins à l'examen oral : cela qui peut avoir une fonction d'apitoyer l'examinateur, ce qui, en général, marche bien. Et une façon de le traiter, c'est de leur apprendre à relativiser l'échec."

Auto-thérapie via smartphone ?

Une thérapie qui pourrait évoluer grâce à la découverte de mécanismes liés à l'anxiété et à la technologie.

"Vu le prix des thérapies aujourd'hui, on peut très bien imaginer de pouvoir essayer de les optimiser, de réduire leur longueur, et avoir peut-être des procédures informatisées, par téléphone portable ou que sais-je, que les personnes pourraient 's'administrer' en dehors des séances de thérapie, avant un rendez-vous important ou un entretien d'embauche pour justement être plus à l'aise socialement avant ce type d'entrevue", commente Alexandre Heeren, chercheur FNRS.

Une application mobile pourrait ainsi faire son apparition. Ces ébauches sont toujours à l'état d'études cliniques, mais pourraient à l'avenir aider plus d'un étudiant.

T.M. avec Marie Joris

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK