Etudes et débouchés : quelles sont les filières porteuses ?

Etudes et débouchés : quelles sont les filières porteuses ?
Etudes et débouchés : quelles sont les filières porteuses ? - © RTBF

Fin juin, les nouveaux diplômés arrivent sur le marché du travail et d'ici octobre, ils seront environ 28 500 jeunes, bruxellois et wallons à s'inscrire comme demandeurs d'emploi. En Fédération Wallonie-Bruxelles, plus de 18% des demandeurs d'emploi sont des jeunes de moins de 25 ans. Pour tenter de tirer son épingle du jeu, quelles filières choisir ?

Trop peu de bouchers-charcutiers

Dans un atelier, seuls douze garçons sont en plein examen pratique de qualification boucherie. Leur diplôme est à portée de main et certains ont déjà un emploi en poche à la sortie.

L’un de leurs professeurs de l’ITCA Suarlée, Patricia Ferier, témoigne du manque d’élèves dans les classes : "En fin d’année scolaire, nous recevons chaque semaine des propositions d’emplois, mais nous sommes en pénurie". 

Roland Docquir est un artisan-boucher qui fait partie du jury d’examen. Il souhaiterait profiter de sa position pour faire son choix parmi les futurs diplômés, mais la concurrence est rude : "j’en ai déjà repéré certains, mais les meilleurs sont déjà pris car un bon boucher ne reste jamais sans emploi", explique-t-il.

Témoignages

L’avenir de Jérémie, 17 ans, semble déjà assuré : "on m’a déjà proposé plusieurs postes comme vendeur ou ouvrier en grande surface, mais aussi dans des petites boucheries de pays étrangers", témoigne-t-il.

Un autre étudiant, Florent Gillet, explique qu’après avoir travaillé un peu en grande surface, il entamera la quatrième génération dans la boucherie familiale : "et j’en suis fier", conclut-il.

L’analyse du Forem

Selon une étude du Forem, les jeunes qui s'insèrent le plus rapidement dans la vie professionnelle sont ceux qui ont un diplôme en poche, et ce, parfois loin de certains clichés.  Selon Jean-François Marchal, analyste au Forem, "les études universitaires ont un bon taux d’insertion mais le délai est un peu plus long car il faut se familiariser avec le monde du travail". Par contre les élèves qui ont un Bac ou un diplôme d’apprentissage et qui ont des stages intégrés dans leur formation se mettent plus facilement en contact avec des employeurs potentiels et la réalité du monde du travail.

Prof en langues germaniques

Virginie est étudiante en 3ème année de Bac en langues germaniques.  Aujourd'hui, elle donne des cours particuliers mais elle peut faire la fine bouche car elle a déjà reçu une dizaine de propositions pour septembre.

"J’ai une préférence pour l’enseignement secondaire professionnel ou de technique de qualification, car dans ces filières particulières, le professeur doit davantage faire ses preuves. Il faut vraiment gagner la confiance des élèves et ça c’est un vrai challenge", explique-t-elle.

L’informatique

Sébastien, David et Grégory terminent leur master en informatique et les offres d'emplois pullulent. Mais ce n’est pas le premier critère qui a guidé leur choix d'études. Interrogés sur la question, bien plus que de débouchés, ils nous parlent d’intérêt voire de passion ou encore d’approfondissement.

Un classement des métiers qui marchent : est-ce un bien ?

Au Centre d'information et d'orientation de l'UCL, on n'aime pas trop parler du Top 5 des formations qui mènent à l'emploi. Pour l’un des conseillers, Philippe Fonck, "ces classements du genre top 5 voire même flop 5 (des métiers qui ne marchent pas) tendent à décrédibiliser des formations par rapport à d’autres. La question de l’employabilité pèse alors de manière excessive dans la prise de décision", alors que d’autres critères comme la motivation ou la passion sont essentiels dans la plupart des professions.

I.L. avec Dominique Burge