Etudes supérieures: les étudiants ignorent toujours s'ils peuvent bénéficier d'une bourse

En attendant le nouveau cadre légal, certains étudiants sont contraints de trouver des alternatives pour financer leurs études.
En attendant le nouveau cadre légal, certains étudiants sont contraints de trouver des alternatives pour financer leurs études. - © Tous droits réservés

Des étudiants précarisés demeurent dans l’incertitude à propos de l’octroi d’une bourse. Car la réforme du système des bourses d'étudiants n'est toujours pas votée.

A Namur, par exemple, cela fait plus de deux mois que le service social de l'université attend le nouveau texte des autorités. Un texte qui doit notamment préciser les nouvelles conditions d'octroi des bourses d'études. Pour Isabelle Mertens, assistante sociale, cette situation est dommageable pour tout le monde: "Il y a des conséquences tant pour les familles que pour les services sociaux. Les étudiants ne savent pas encore de manière certaine s’ils rempliront, ou non, les conditions permettant de bénéficier d’une bourse d’études. Nous ne pouvons pas leur donner d’information sur le montant ni confirmer les autres avantages liés au statut de boursier, notamment la gratuité des droits d’inscription"

On ne sait pas payer le train, acheter de l’essence, payer les cours et les kots

En attendant le nouveau cadre légal, certains étudiants sont contraints de trouver des alternatives pour financer leurs études. Ce dont témoigne un étudiant namurois:

"Je suis obligé de demander une aide de Namur pour avoir déjà un peu d’argent en attendant de savoir, si, oui ou non, je vais recevoir une bourse. Je cherche des alternatives, parfois un job d’étudiant. On a besoin de cet argent, on ne sait pas payer le train, acheter de l’essence, payer les cours et les kots. On a besoin de cet argent et cela n’arrive jamais au bon moment."

Une situation compliquée pour les services sociaux, d'autant que les demandes d'aides augmentent sensiblement, notamment en raison des nouveaux critères, mais aussi de la crise économique et de la situation fragile de certaines familles monoparentales.

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK