Etats-Unis: un malade mental exécuté malgré les protestations

Photo d'une salle d'exécution dans la prison de Lucasville, dans l'Ohio
Photo d'une salle d'exécution dans la prison de Lucasville, dans l'Ohio - © AFP

Une nouvelle exécution de condamné à mort la nuit dernière en Floride. John Ferguson, 65 ans a été tué par injection létale pour le meurtre de 8 personnes en 1977 et 1978. Seulement, il souffrait d’une maladie mentale.

Les appels et les protestations n’auront servi à rien. A 18h17 heure locale, ce lundi, John Ferguson a été déclaré mort par injection létale dans une prison de l’Etat de Floride.

Il avait passé 35 années dans le couloir de la mort. 35 années faites de recours judiciaires et de suspension mais ce lundi, la Cour Suprême a rejeté son dernier appel.

Pourtant, jusqu’au bout, les défenseurs du condamné ont espéré que l’homme atteint de schizophrénie paranoïaque serait épargné.

Il souffrait de cette forme de démence depuis 40 ans, bien avant qu’il ne commette ses meurtres.

Les associations d’aide aux maladies mentales, des sociétés de psychiatres se sont associé au recours de la défense.

La constitution américaine a même été invoquée : son huitième amendement prévoit notamment qu’un homme doit comprendre pourquoi il va être exécuté.

Et visiblement, ce n’était pas le cas de John Ferguson : juste avant d’être exécuté, sans sa dernière déclaration, il a une nouvelle fois affirmé qu’il était "le seigneur Dieu".

RTBF

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