Etats-Unis: l'extrême droite appelle à un rassemblement unitaire

Un membre du Ku Klux Klan lors d'un rassemblement à Charlottesville, en Virginie, le 8 juillet 2017
Un membre du Ku Klux Klan lors d'un rassemblement à Charlottesville, en Virginie, le 8 juillet 2017 - © ANDREW CABALLERO-REYNOLDS

La droite radicale et identitaire américaine, dont le Ku Klux Klan et des groupuscules néo-nazis, appelle à un vaste rassemblement unitaire samedi en Virginie, un événement qui fédère un front d'opposition auquel s'est joint le service de location de logements Airbnb.

Des milliers de militants nationalistes et de militants antifascistes sont attendus à Charlottesville, une municipalité qui entend retirer d'un jardin municipal une statue du général sudiste Robert Lee, qui a commandé les troupes des Etats esclavagistes durant la Guerre de Sécession.

Le 8 juillet dernier, quelques dizaines de membres du Ku Klux Klan s'étaient déjà rassemblés dans cette ville paisible et pittoresque, très largement surpassés en nombre par les manifestants antiracistes. Mais les images de ces extrémistes en robe traditionnelle avaient été diffusées dans le monde entier.

Cette fois-ci, la droite nationaliste espère attirer nettement plus de partisans, grâce à la présence de différents responsables de la mouvance Alt-Right, enhardie par la présidence de Donald Trump. Les experts doutent toutefois d'un véritable rapprochement entre ces différents groupes très disparates.

Baptisé "Unite the Right Rally", ce rassemblement pourrait être le plus important depuis des décennies, a estimé cette semaine le Southern Poverty Law Center, un observatoire de l'extrémisme.

Mais les participants, censés venir de tous les Etats-Unis, pourraient rencontrer des difficultés à se loger: la plateforme de location d'appartements Airbnb a annulé un nombre inconnu de comptes liés à l'extrême droite, en mettant en avant ses principes d'accueil indépendamment des origines ethniques.

Jason Kessler, l'organisateur du rassemblement, a estimé sur Twitter que cette mesure équivalait à une "attaque contre la liberté d'expression et les droits civiques".

 

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