Etablissements Horeca sans terrasse : des collaborations se mettent en place entre certains restaurants et cafés

Le Comité de concertation l’a décidé ce vendredi : les terrasses des restaurants et cafés vont pouvoir rouvrir dès le 8 mai, de 8h à 22h. Mais que faire quand on n’a pas de terrasse ? Certains font preuve d’inventivité de solidarité en mettant en place des collaborations.

Premier exemple : à Mons, le gérant de deux restaurants, situés l’un en face de l’autre, a un problème de terrasse. L’un des deux établissements n’a en effet qu’une toute petite terrasse. "Pour cet établissement, on avait plutôt misé sur l’intérieur", explique-t-il. Il a donc décidé de s’associer avec un cafetier, situé à quelques mètres de là. "C’est une entente qui convient à tout le monde puisque lui n’a pas de cuisine et moi je n’ai pas de terrasse", explique-t-il. "Je ne sais pas si ça va nous permettre d’être rentable, mais ça va nous permettre d’agrandir notre clientèle."


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De son côté, Massimo Palasca, gérant du café 'Le quartier latin' est impatient de réinstaller sa terrasse. En temps normal, elle est limitée à quelques tables. Mais à Mons, la Ville permet aux terrasses de prendre plus de place. "Ça va me permettre de quasi-doubler la superficie de ma terrasse et passer de 10 tables à quasi 20 tables. Et ça, ça sera rentable," s’enthousiasme-t-il.

La terrasse ne doit pas gêner le passage des poussettes

A chacun sa solution, à Charleroi, la gérante du café-restaurant "Le Must" a investi dans une nouvelle terrasse. Et cela, grâce à une prime de 1000 euros venue de la Ville de Charleroi. Grâce à cette aide, le tenancier peut créer ou rénover sa terrasse. A condition de ne pas bloquer ou gêner le passage des poussettes ou des personnes à mobilité réduite. "Ça nous a bien aidés parce qu’à l’heure actuelle il n’y a plus grand-chose qui rentre. Ça fait plus d’un an qu’on est à l’arrêt. On se pose beaucoup de questions et je pense qu’on aurait dû avoir des réponses un peu plus tôt. Mais dans tous les cas je pense que ce sera rentable. On a envie de sortir, on a envie de bouger. Nous, on a envie de travailler," explique Bénédicte Lecomte.

Peu importe la manière, pour ces acteurs de l’Horeca, l’important est de rouvrir. Ceux-ci ont trouvé des solutions mais ils le savent bien : ce ne sera pas le cas de tout le monde.

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