Et si c'était le moment de passer au vélo ? Le Gracq vous donne trois conseils

Et si c'était le moment de passer au vélo? le Gracq vous donne trois conseils
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Et si c'était le moment de passer au vélo? le Gracq vous donne trois conseils - © JOHN THYS - AFP

Si pour certains, déconfinement est symbole de liberté retrouvée… Pour d’autres, il est source d’angoisse, en particulier à l’idée de reprendre la voiture ou les transports en commun. Pourquoi dès lors ne pas en profiter pour se mettre au vélo ?

Pour la Semaine Viva, Christophe Grandjean a contacté Florine Cuignet du Gracq, l’association de défense des usagers cyclistes en Belgique francophone. La chargée de politique bruxelloise dresse une série de conseils avant de se lancer sur la route.

Vélo électrique ou vélo traditionnel ?

Le succès du vélo avec assistance électrique (VAE) n’est plus à prouver en Belgique comme l’attestent les résultats de la 8e édition de l’Enquête nationale d’insécurité routière menée par Vias : en 2019, un Belge sur six (16%) utilisait un vélo électrique. "Dans les magasins de vente, les vélos électriques ont vraiment le vent en poupe. C’est le top des ventes !", confirme Florine Cuignet.

Le vélo électrique possède en effet plusieurs avantages : il permet d’apprivoiser plus facilement les côtes, de transporter des charges plus lourdes, de réaliser de plus longs trajets ou d’éviter de trop transpirer… "Ces vélos coûtent toutefois plus cher. Le prix moyen pour un bon vélo électronique se situe entre 1500 et 2500 euros." Outre le prix, l’autre désavantage des vélos électriques réside dans les batteries. Il convient de bien se renseigner sur le type de batterie, sa durée de vie et son autonomie, mais aussi sur la possibilité de la démonter facilement pour la recharger. "Globalement, si on décide d’investir dans un vélo à assistance électrique, autant le faire dans un vélo avec une bonne batterie pour qu’il puisse tenir sur le long terme," ajoute Florine Cuignet.

L’équipement obligatoire et conseillé

Qu’on achète un vélo traditionnel ou un vélo à assistance électrique, la loi impose un équipement légal minimal. "Ce qui est commun aux deux, c’est de disposer de deux freins et d’une sonnette (audible à 20 m)".

L’éclairage est également obligatoire – fixé sur le vélo ou porté par le cycliste (avec des accessoires rétroréfléchissants par exemple) – la nuit ou en cas d’une faible visibilité (moins de 200 m). Pour ce faire, des catadioptres doivent se retrouver à l’avant (en blanc), à l’arrière (en rouge), sur les pédales (jaunes ou oranges) et sur les rayons des roues (jaunes ou oranges) ou sur les pneus (bandes réfléchissantes).

Pour ce qui est du cycliste, le casque n’est pas obligatoire, mais est fortement recommandé, en particulier pour les sportifs, pour les enfants ou pour les personnes âgées. Puis, au niveau de la tenue, le cycliste doit penser aux intempéries. "Comme on dit, il n’y a pas de mauvaise météo, il n’y a que de mauvais équipements ! C’est toujours très utile d’avoir une veste imperméable, une cape, un pantalon de pluie ou des systèmes de capote anti-pluie à rajouter sur son vélo. De ce côté-là, le cycliste n’a que l’embarras du choix."

Par ailleurs, l’un des gros fléaux en Belgique et en particulier dans les villes, c’est le vol : en moyenne ces dernières années, plus de 30.000 vélos sont volés chaque année d’après les statistiques de la police fédérale. "La première recommandation, c’est d’acheter au minimum un cadenas rigide – en particulier un cadenas en U – pour son vélo, voire d’en prévoir plusieurs. La manière d’attacher est également importante : toujours attacher au minimum le cadre, à un point fixe et en toutes circonstances, même à l’intérieur. De nombreux vols ont en effet lieu au sein même des habitations."

Contre le vol, Florine Cuignet conseille également de bien faire identifier son vélo. "En région bruxelloise depuis peu, un système de stickers a été mis en place avec un numéro unique et un QR code. Chacun peut ainsi s’assurer qu’un vélo n’a pas été déclaré volé. En cas de rachat, le numéro est donné au nouveau propriétaire."

En Wallonie, on retrouve toujours la gravure traditionnelle du numéro de registre national du propriétaire sur le cadre du vélo. "C’est un souci en cas de revente, puisque c’est le bien le numéro de l’ancien propriétaire qui s’y retrouve…"

Le vélo ne s’oublie jamais ! Vraiment ?

Pour les stressés des pédales, Florine Cuignet rappelle que le Gracq organise une formation spécifique en petits groupes d’une demi-journée : la formation Vélo-Trafic. L’occasion d’acquérir ou de retrouver des bons réflexes de sécurité : être visible et être prévisible, se positionner correctement sur la route, anticiper le comportement des autres usagers, éviter l’angle mort, aborder un rond-point…

"Cette formation familiarise le cycliste avec le trafic, lui apprend à trouver sa place auprès des autres usagers. En milieu urbain, il peut être impressionnant de se retrouver face à des voitures… Néanmoins plus les vélos sont nombreux en ville, plus les gens sont habitués et font attention. Le nombre fait la sécurité."

La formation Vélo-Trafic – arrêtée avec le Covid – reprend à partir du 30 mai à Namur et à Bruxelles en respectant bien évidemment les règles sanitaires en vigueur. Plus d’informations à retrouver sur le site internet du Gracq.

Retrouvez la Semaine Viva chaque semaine de 13h à 14h sur Vivacité avec Régine Dubois et Christophe Grandjean.