Esclavage: "Sous nos fenêtres, aux endroits qu'on fréquente tous"

Sylvie Chevalier et Sophie Gillet ont suivi pendant de longues semaines la petite cellule liégeoise des enquêteurs TEH (traite des êtres humains).

Leur reportage nous emmène, par exemple, au cœur des perquisitions dans un restaurant chinois, ou des hommes et des femmes travaillent 17 heures par jour pour des salaires de misère, des hommes et des femmes qui se sont endettés, jusqu'à 15 000 euros, donnés à des passeurs peu scrupuleux pour pouvoir rejoindre l'Europe.

Des étrangers, mais aussi parfois des Belges. "A nos portes, sous nos fenêtres, dans les endroits que nous fréquentons tous..." Le phénomène est, dit-elle, beaucoup plus proche de nous qu'on le croit: "Humainement, nous avons été déroutés par la très grande proximité de ces 'esclaves'".

Et dans le reportage, Sylvie Chevalier veut également conscientiser tout un chacun, comme elle l’expliquait ce mercredi matin sur l’antenne de La Première : "Ça nous concerne tous. Parfois, mais ce n’est pas toujours le cas, quand on entre dans un restaurant où on vous propose un lunch à 8 euros, peut-être que derrière il y a des choses qui se cachent…".

L’Europe commence à bouger sur ce dossier. "En Belgique, on a toujours été des pionniers dans la recherche de ces trafics. Et l’Europe réagit pour le moment aussi. On se rend compte que ça concerne des dizaines de milliers de personnes".

Qui sont ces esclaves modernes? Qu’a pu voir Sylvie Chevalier pendant son reportage de plusieurs semaines? Quelles ont été les difficultés rencontrées lors du tournage? Relisez les réponses qu'elle a données dans notre chat de midi, ci-dessous.

Vous pouvez aussi revoir le reportage dans son intégralité, juste au-dessous de la capsule de chat.

J.C.

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