Escale Estivales: le Kauwberg, un espace naturel qui a failli disparaître à Uccle

L'escale estivale s'arrête à Uccle, dans un espace naturel de 53 hectares qui a bien failli disparaître. Le Kauwberg aurait pu devenir une autoroute, un golf ou un lotissement résidentiel mais les riverains s'y sont opposés. L'endroit est aujourd'hui un paradis pour sa biodiversité et pour les amateurs de nature.

Le Kauwberg, bien plus qu'un espace vert

C'est une nature sauvage dans la ville aux multiples espèces naturelle, c'est une véritable invitation à la flânerie et à la découverte. Marc de Brouwer habite le quartier, il se bat depuis 30 ans pour que le site semi-naturel qui jouxte sa maison soit protégé. Il nous rappelle que dans les années 50 déjà, les autorités politiques voulaient y créer un nœud routier entre une autoroute Uccle-Waterloo et le ring de Bruxelles. le projet a été abandonné.

Avec Matthieu Dejans, un riverain, très engagé pour la défense de la nature et qui vient y faire pousser ses légumes biologiques, nous allons découvrir les lieux. Certains chemins étaient déjà répertoriés sur des cartes géographiques en 1750 et au moyen-âge il servait à la vaine pâture, les gens venaient faire paître leur deux vaches ou trois moutons et les reprenaient le soir, des traces magiques de ce qui s'y passait, il y a deux cents ou trois cents ans mais il y a aussi des vestiges de la dernière guerre mondiale.

Un patrimoine naturel et historique qui aurait pu disparaître

Dans les années 50, il y a d'abord ce projet autoroutier au beau milieu du Kauwberg mais le terrain, resté en friche, faisait envie aux promoteurs immobiliers, ils ont voulu y créer un golf puis un lotissement résidentiel. C'est là que les citoyens sont montés aux barricades. Un combat qui a abouti il y a 15 ans à une première protection du site. Le Kauwberg est classé "Natura 2000", il n'est pas encore définitivement et entièrement sauvé mais il est sur la bonne voie.

La biodiversité, c'est un autre combat citoyen... Matthieu Dejans, notre autre guide du jour, habite lui aussi juste à côté, il vient tous les jours soigner un potager expérimental sans pesticides et sans engrais chimique. Le but est de faire de ce potager en même temps une réserve naturelle. Enfin, si vous décidez de vous y promener, faites aussi un détour par un coteau très particulier, puisque depuis 8 ans, Marc de Brouwer, y cultive d'anciennes souches de vignes très résistantes et qui, elles aussi, sont cultivées sans produits chimiques.

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