Epandage: comment les prévisions sont-elles établies?

Les épandeuses sont sorties pour la première fois de l’hiver.
Les épandeuses sont sorties pour la première fois de l’hiver. - © RTBF

Les services d'épandage ont repris du service en Wallonie. Ce mardi matin, ils sont sortis pour la première fois de l’hiver. Les épandeuses ont notamment dû intervenir sur l'E411, à hauteur du viaduc de Beez, où le verglas a provoqué un accident. L'autoroute n'avait pas été salée préventivement. Le Service public de Wallonie ne s'attendait pas à des chaussées glissantes car apparemment, les prévisions n'annonçaient pas de températures aussi basses. Mais comment ces prévisions sont-elles établies, justement ?

Laurence Zanchetta, est la porte-parole du Service public de Wallonie.

Quels sont les outils que vous utilisez pour anticiper pour anticiper le verglas où la neige ?

Avant de parler d’outils, on doit tout d’abord parler du facteur humain. L’expérience et le savoir-faire des coordinateurs et des inspecteurs du réseau, qui utilisent leurs yeux et leur expérience pour prendre des décisions. Ensuite, on a un logiciel qui s’appelle " météo-routes ", qui est un outil d’aide à la décision. C’est un logiciel qui nous permet d’avoir les relevés des 51 stations météo qui sont disséminées un peu partout en Wallonie. Donc c’est vraiment quelque chose qui va nous aider à prendre des décisions et à décider si on doit sortir les épandeuses préventivement.

A quels critères êtes-vous surtout attentifs ?

Nous prenons un ensemble de critères en considération. Et ce qui est compliqué en Belgique, c’est qu’on arrive souvent aux alentours de 0 degré. Par exemple, hier soir, nous n’avions pas de prévisions de cette brusque chute des températures. Je ne veux pas parler d’erreur d’appréciation car le service d’hiver, c’est vraiment un compromis entre la sécurité des usagers, les économies et l’environnement. Il y a juste, à un moment donné, une équipe qui dit qu’on ne va pas sortir préventivement. Cependant, nous avons été réactifs puisque dès que Perex nous a indiqué que le viaduc de Beez était verglacé, on est intervenu très rapidement pour éviter que ça ne dégénère.

Ce cas de figure se pose-t-il régulièrement ?

Le verglas est un phénomène très difficile à prévoir. Donc lorsque les températures deviennent négatives, que le sol est gelé et qu’en plus, pour le viaduc, il y a le phénomène de l’humidité et le vent, ce sont évidemment des endroits plus susceptibles d’être verglacés.

 

Jerémy Giltaire et Cindy Ferrière

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