Entre Rixensart et Bruxelles, qui de la voiture ou du train arrivera en premier?

En guise d'illustration à la première journée de la semaine de la mobilité, la rédaction nous a lancé un défi. Qui de ma collègue Françoise Baré (en voiture) ou de moi-même (en train et tram) ralliera le premier notre studio du Boulevard Reyers, à l'Est de Bruxelles, au départ de la gare de Rixensart (Brabant wallon) à 6h56 ? Déjà retenue par le passé pour un déplacement au cœur de la Région bruxelloise, la formule a pour seule valeur celle de test. Elle ne prétend à aucune donnée scientifique.

6h56, le top départ de la gare de Rixensart pour Françoise en voiture et pour moi-même, en fonction de l'horaire du train en direction de Bruxelles-Midi. L'annonce d'un retard de cinq minutes du convoi ne semble perturber aucun de la centaine de navetteurs en attente sur ce quai souterrain, deux cents mètres en aval de la gare même. Depuis trois ans, les travaux (ou leur absence...) renvoient les voyageurs à deux cents mètres de la gare elle-même dans ce tunnel tout de béton, sous une nouvelle dalle. Il y a des endroits plus bucoliques et plus verts pour attendre un train. Le temps n'est plus de ces petits jardins et potagers bien entretenus qui annonçaient ou prolongeaient le bâtiment d'une gare.

Une mi-temps de 48 minutes

Dans son cheminement, le train ne perd pas une minute. Dans la semi-obscurité, il trace sa route (une vingtaine de kilomètres) au-delà de deux haltes sur le parcours, vers Etterbeek, la gare bruxelloise de ma destination. Au chrono : dix-sept minutes. Ajoutez deux petites minutes pour rejoindre l'arrêt de tram en surplomb des voies, l'arrivée immédiate du "25" et comptez encore dix à douze minutes pour rallier la station souterraine Diamant, la plus proche du site de la RTBF, boulevard Reyers. Et les cinq dernières minutes à pied pour se rendre au studio même. Où en sommes-nous dans le décompte ? 48 minutes de la gare au studio, l'équivalent d'une mi-temps au football, avec son temps additionnel...

À plusieurs reprises, le tram a ralenti son allure, trafic dense devant lui, sur un site propre. Il est vrai que, depuis quelques années, sur cet axe-là (le "7" vers le Heysel, le "25" vers Rogier), la STIB a augmenté la fréquence, plus encore aux heures de pointe. 48 minutes donc, qui auraient pu descendre à 38 sans le léger retard du train, sans la relative lenteur du tram. Le confort du voyageur ? Les places assises étaient disponibles tant dans le tram que dans le train - ce qui n'est pas toujours le cas. Lecture, écoute (de la radio, bien sûr), rencontres possibles tout au long du trajet...

La voiture et l'accordéon

Un défi d’un jour, le challenge de chaque matin pour ceux qui prennent la voiture vers la capitale. Se lever tôt, très tôt, pour éviter le moment crucial de la toute grande concentration à partir de Rosières sur la E411. Top départ avec la voiture : 06h56, parking de la gare de Rixensart. La voiture démarre : direction l’entrée de l’autoroute. Quatre ou cinq kilomètres dans les rues de Rixensart, au milieu des bois, dans les zones limitées ) 30 kilomètres à l'heure.

Un petit coup d’œil depuis le pont qui enjambe l’autoroute pour se faire une idée de l’état de la circulation. Dès Rosières, des ralentissements. À Overijse, la circulation en accordéon se précise, s’intensifie. À 10 km/heure de moyenne, le temps s’allonge. Les minutes deviennent longues. Le radioguidage annonce bien des files et un temps de parcours beaucoup plus long.

Les 25 minutes prévues au départ pour les 25 kilomètres à parcourir s'allongent... Voilà déjà 40 minutes que je roule. Il me reste 15 kilomètres à parcourir quand Dominique Delhalle arrive déjà presque à la RTBF grâce au train et au tram.

Dans les voitures, des conducteurs seuls. Il est 8h03, je rentre en studio, 3ème étage de la cité Reyers, à la sortie du ring. Bilan : 1h03 pour un trajet de 25 kms. Pari perdu.

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