Bruxelles: plus de 4000 personnes se sont mobilisées contre l'extrême droite

Dès 18h, le mouvement Stand Up a organisé un grand rassemblement sur la Place du Luxembourg contre la montée de l'extrême droite en Belgique et dans d'autres pays européens. "Au niveau fédéral et régional en Belgique, le parti d'extrême droite Vlaams Belang a fait une percée électorale dramatique. Dans nombre de pays d'Europe, comme en France, en Pologne, en Hongrie, au Royaume-Uni, en Italie, les partis d'extrême droite sont également les grands vainqueurs des élections européennes", explique le mouvement sur sa page Facebook.

Selon notre journaliste sur place, ils seraient entre 2000 et 3000 personnes sur la Place du Luxembourg. Le chiffre a gonflé à 4000 personnes dans la soirée, selon la police. "Nous affirmons que l’extrême droite n’a pas sa place ni dans les parlements et gouvernements, ni dans nos rues et que notre front uni se mobilisera, tant que nécessaire et sur tous les terrains possibles, pour l’empêcher de nuire", ajoute le collectif. 

 

La manifestation s'est terminée peu avant 21h00 et sans incident, a indiqué Ilse Van de keere, porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles. Les manifestants étaient d'abord des citoyens mécontents des résultats électoraux, mais des mouvements, associations et syndicats, notamment la FGTB, des groupes de migrants, des féministes et des personnes LGBT+ (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et assimilés) étaient aussi représentés. La place du Luxembourg était comble de 18h00 à 19h15. Les manifestants se sont ensuite mis en marche pour rejoindre le rond-point Schuman devant les institutions européennes.

De multiples pancartes, banderoles, drapeaux et fumigènes coloraient le cortège. Des messages du type "No to fascism", "Non au racisme d'état" et "Facism not welcome here" se répétaient dans la foule.

"Les citoyens se rassemblent à Bruxelles et à Gand pour dire non à l'extrême droite qui est le nationalisme identitaire, le rejet de l'autre, la xénophobie, les atteintes aux libertés et aux droits fondamentaux", a fait valoir Alexis Deswaef, représentant de la plate-forme citoyenne de soutien aux réfugiés et président d'honneur de la Ligue des Droits Humains. "Les partis en coalition avec la N-VA sont co-responsables de cette percée. Ils ont mis en oeuvre, de même que le gouvernement précédent, des points du fameux plan raciste du Vlaams Blok des années 90. Pour la loi sur les visites domiciliaires par exemple, le Premier ministre a heureusement dû faire marche arrière grâce à la mobilisation citoyenne. (...) On voit aujourd'hui que le cordon sanitaire est sur le point de se rompre et qu'on veut travailler et normaliser l'extrême droite, et c'est inacceptable. Les politiques et les médias doivent être vigilants pour ne pas banaliser les discours de l'extrême droite. Quand on voit que le Vlaams Belang est invité sur tous les plateaux de télévision en Flandre, on peut se questionner par rapport à cette tribune offerte à des idées nauséabondes, même si elles sont déguisées sous des costumes-cravates."

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Entre 2000 et 3000 personnes se mobilisent contre l'extrême droite © RTBF
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