Enseignement: qui est Polo le lapin ?

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Enrichir le vocabulaire des élèves des classes maternelles tout en atténuant les différences culturelles qui existent entre ces petites têtes blondes, voilà le rôle de la mascotte qui a débarqué à l'école communale de Bon-Secours à Péruwelz : Polo le lapin.

Le rôle attribué à cette peluche part d'une simple réalité : malgré leur jeune âge, les différences de vocabulaire sont importantes entre les enfants.

Bruno Humbeeck, psychopédagogue et chercheur à l'Université de Mons, explique ainsi qu'un enfant issu d'un milieu moins favorisé maîtrisera plus ou moins 700 mots au sortir de la troisième maternelle. Ce chiffre peut aller jusqu'à 1300 ou 1700 si il vient d'un milieu plus privilégié. Un fossé existera donc déjà au seuil de l'école primaire où d'un côté on aura des enfants qui pourront juste baragouiner des idées, de l'autre une population qui pourra déjà les exprimer.

Fort de ce constat, la Communauté française a demandé que Polo le Lapin, qui est beaucoup plus connu dans les pays du pourtour de la Méditerranée, soit adopté comme projet éducatif. C'est ainsi qu'avec l'appui de toute une équipe, des instituteurs, l'Université de Mons et des acteurs du monde social et politique, Polo éveille la curiosité non seulement dans cette maternelle de Péruwelz mais aussi dans deux autres établissements, l'un à Charleroi et l'autre à Etterbeek.

Cette approche est essentiellement ludique mais, pour être vraiment efficace, elle nécessite l'implication des parents. Polo ne doit donc pas être confiné dans la classe mais son rôle doit se prolonger à la maison. Comment ? Via des fiches que les enfants ramènent chez eux ou grâce à une garde de "week-end" au cours de laquelle la peluche, présente physiquement au domicile, est censée prolonger l'expérience vécue en classe.

Pour comprendre le sens de cette approche éducative, Charlotte Legrand s'est rendue à l'école Communale de Bon-Secours  de Péruwelz au cœur de la classe de madame Yasmine où elle a croisé le mammifère aux grandes oreilles. Ecoutez ci-dessous son reportage :

V. Clérin

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