Enseignement primaire et secondaire : le CEB, le CE1D et le CESS officiellement annulés

L’enseignement n’a pas été évoqué ouvertement lors de la conférence de presse de Sophie Wilmès, la Première ministre, ce mercredi 15 avril. Ce silence peut donc se traduire en ces termes : les cours ne reprendront pas le lundi 20 avril, à l’issue des vacances de Pâques.

L’autre conséquence, déjà évoquée le 7 avril dernier, c’est l’annulation de toutes les épreuves certificatives externes en sixième primaire, deuxième secondaire et sixième secondaire.


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"Le CEB, le CE1D et le CESS sont supprimés. Ces épreuves ne sont plus adaptées à la situation de connaissance des élèves", confirme Caroline Désir (PS), la ministre de l’Education en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Elle ajoute : "Nous demanderons à l’ensemble des écoles de ne pas organiser de session d’examen au mois de juin."


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Alors, quelle sera la date de la rentrée scolaire ? "Quelque chose se produira avec les écoles au mois de mai. A quel moment, on ne le sait pas encore. Mais cela ne se fera pas n’importe comment", a répondu Elio Di Rupo (PS), le ministre-président wallon, plus tôt dans la journée. Le lundi 11, le 18 ou le 25 mai ? Il est trop tôt pour le dire.

Des cours par petits groupes ?

Une hypothèse en tout cas se profile : si l’école reprend avant les grandes vacances, ce sera jusqu’au 26 juin pour rattraper le temps perdu. Reste à fixer les modalités de la reprise.

Car la distanciation sociale n’est pas facile à mettre en place au sein d’une classe, reconnaît Caroline Désir. La ministre évoque une piste, semblable à celle mise en place en France où les cours reprendront le 11 mai : diviser les classes en plus petits groupes pour éviter que tous les enfants ne viennent tous en même temps à l’école.

Le conseil de classe décidera

Dans ce contexte, c’est le conseil de classe qui sera souverain pour décider le passage à l’année supérieur.

"On est dans un cursus. Donc l’année suivante, le professeur qui reprendra l’élève doit être conscient qu’il y a eu une année vraiment particulière en 2019-2020 et ne doit pas reprendre l’année là où il est habitué à la reprendre. Il doit faire en sorte que le rattrapage soit possible", observe Roland Lahaye, secrétaire général de la CSC enseignement.

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