Enseignement: les futurs profs sont-ils nuls en français?

Enseignement : les futurs profs sont-ils nuls en Français ?
Enseignement : les futurs profs sont-ils nuls en Français ? - © SISKA GREMMELPREZ - BELGA

Ils sortent de rhétos et veulent devenir enseignants. Seulement voilà, bon nombre d’entre eux présentent de fortes lacunes dans la maîtrise du français. Le ministre de l’Enseignement supérieur, le socialiste Jean-Claude Marcourt, va imposer un test à l’entrée de la formation dès 2019. Ce test sera indicatif pour les futurs instituteurs et les professeurs du secondaire inférieur.

Nous nous sommes rendus à l’Institut supérieur de pédagogie Galilée à Schaerbeek, Dominique Ledure y est professeur de didactique du français, son constat est sans appel : "Il arrive bien souvent que dans nos évaluations, nous ne comprenions même pas ce que notre étudiant veut nous dire. Cela constitue un handicap pour leur future profession".

50% des échecs en première année seraient liés à la mauvaise maîtrise de la langue. A l’ISPG, cette évaluation existe depuis deux ans déjà. Au vu des mauvais résultats un accompagnement a été mis en place. 

Sur base volontaire, les étudiants peuvent suivre une remédiation en ligne. Un premier pas, mais pour aller plus loin, il faudrait plus de moyens, selon Pierre Smets, directeur de l’établissement: "Les examens que nous avons mis en place sont le fruit de notre propre initiative. A l’avenir, nous souhaiterions que les pouvoirs publics nous apportent leur aide afin de développer de nouveaux outils mais également pour réduire le nombre d’élèves par classe".

Cette dernière mesure permettrait un meilleur accompagnement de chacun des futurs enseignants dans leur formation.

Et moins bien accueillies par d’autres…

L'idée d'un test de français n'est pas forcément aussi bien accueillie dans tous les établissements. Rien n'a d'ailleurs encore été décidé pour améliorer concrètement le niveau de ces futurs instituteurs. A ce stade, le décret Marcourt n'est encore qu'un projet.

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