Enquête sur des trafics d'armes à feu en Belgique : deux suspects sous mandat d'arrêt

Dans le cadre de l'enquête à grande échelle sur un commerce illégal d'armes à feu, deux suspects ont été placés sous mandat d'arrêt par le juge d'instruction, a indiqué mercredi en fin de journée le parquet fédéral. Ils ont été inculpés d'infractions à la loi sur les armes, de possession illégale d'armes et de vente illégale d'armes. L'un des deux suspects a de plus été inculpé de recel et de blanchiment.

Au total, dix personnes ont été interpellées et entendues mardi par les enquêteurs de la police judiciaire fédérale de Bruxelles. Parmi ces personnes, des collectionneurs, deux armuriers et un commissaire de police. Cinq d’entre elles ont été mises à la disposition du juge d’instruction en charge du dossier. t.

Le milieu des amateurs et des collectionneurs visé

Ce mardi 8 septembre au matin, dans un dossier du parquet fédéral dirigé par un juge d’instruction bruxellois, 16 perquisitions ont eu lieu simultanément dans des domiciles privés, dans une armurerie et dans un commissariat de police. 

La zone de police de Bruxelles-Ixelles a ouvert une enquête disciplinaire contre le commissaire mis en cause. Il a de plus été suspendu, a indiqué mercredi le porte-parole de la zone de police Olivier Slosse. Selon les éléments recueillis par la RTBF, le policier suspecté travaille au commissariat de Laeken, un des endroits visés par les perquisitions.

Ces perquisitions se sont déroulées dans le cadre d’une enquête liée à des trafics d’armes à feu, indique le parquet fédéral ce mercredi. Selon nos informations, c'est le milieu des amateurs et des collectionneurs qui est visé, cela n'a donc rien à voir avec le grand banditisme ou le terrorisme.

Les perquisitions se sont notamment déroulées dans les communes de Watermael-Boitsfort, Waterloo, Braine-l’Alleud, Braine-le-Château, Laeken, Auderghem, Lasne, Ath, Verviers et Tubize.

Deux armuriers qui ont pignon sur rue ont notamment été visés, selon nos informations.

De très nombreuses armes de poing, armes longues et armes automatiques ont été retrouvées, ainsi que des grenades et une mine terrestre, a appris la RTBF. Au total, 374 armes ont été saisies pour examen ainsi que 400 kilos de munitions. Douze véhicules dont plusieurs véhicules de luxe ont également été saisis, indique le parquet.

Des experts en armement sont intervenus en soutien aux enquêteurs, afin d’identifier plus facilement les différents types d’armes retrouvées. Les démineurs de l'armée ont également été appelé.

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