Malines: enquête après la diffusion d'une photo raciste de la commissaire Jinnih Beels

Jinnih Beels
2 images
Jinnih Beels - © VRT

Une commissaire de la zone Malines-Willebroek Jinnih Beels, d'origine indienne, est actuellement au centre d'une affaire de racisme, dont elle est la victime, raconte deredactie.be. Une photo d'elle, avec l'inscription "Et pourquoi voudriez-vous que je lui serre la main? Ta couleur ne me plaît pas", a en effet circulé sur l'application de messagerie instantanée WhatsApp.

 

Une enquête a été ouverte par le parquet. Un suspect, un agent de police, a été entendu et suspendu en attendant les suites de l'enquête.

"Personnellement, je relativise ces insultes mais ce qui était le pire pour moi, c’est que mon fils, mon mari, ma famille et mes amis ont vu cette photo à la télévision. C'est encore plus pénible pour mes proches car ils n’ont pas l’habitude de ce genre d’attaques et n’ont pas le recul nécessaire. Cela vaut également pour les autres collègues de Malines qui n’ont rien à voir avec tout cela et qui eux aussi ont été très choqués. Ils craignent à présent d’être mal jugés", a réagi Jinnih Beels.

Yves Bogaerts, le chef de corps de la zone Malines-Willebroek a estimé que s'il se confirmait que l'image vient de l'intérieur de la police, ce serait "totalement inacceptable" et que "des sanctions appropriées seraient prises".

De son côté, le bourgmestre de Malines, Bart Somers, a été très ferme. "Ceci est un cas de racisme brut. Nous appliquons à Malines une politique de tolérance zéro contre le racisme et la discrimination. Une telle personne ne peut pas faire partie de la police de Malines".

Ce n'est pas la première fois que la police de Malines est accusée de racisme. En juin 2016, les responsables de la zone avaient demandé à Unia, le Centre interfédéral pour l'égalité des chances, d'enquêter sur des allégations de racisme et discrimination au sein du corps.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK