En matière de sécurité alimentaire, "le Belge peut mieux faire"

En matière de sécurité alimentaire, "le Belge peut mieux faire"
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"Le Belge peut mieux faire", c’est la conclusion du deuxième volet de l’enquête nationale de consommation alimentaire, réalisée par l’Institut scientifique de santé publique (ISP).

Dédiée à l’évaluation des connaissances, attitudes et comportements de la population en matière de sécurité alimentaire, l’étude dresse un bilan mitigé des bonnes pratiques et connaissances du consommateur belge.

L’enquête menée entre 2014 et 2015 revient notamment sur les gestes du quotidien qui, mal effectués, peuvent mener à des intoxications alimentaires. "Rien qu’en 2014, 370 intoxications alimentaires collectives ont été notifiées en Belgique, avec toutes les conséquences économiques et sociales que cela implique", indique l’ISP.

Quelques chiffres pour illustrer

Réalisée sur une population cible âgée de 3 à 64 ans, l’enquête a questionné 3200 individus. Pour ce volet, la personne en charge de la préparation des repas dans le ménage a répondu à une série de questions. Quelques données frappantes ressortent du rapport:

- 65% de la population a déjà consommé des produits dont la date de péremption était dépassée;

- 10% seulement de la population manipule correctement les œufs crus et la viande crue;

- Moins de la moitié de la population décongèle la viande, la volaille ou le poisson de manière sûre (au frigo, au four à micro-ondes ou à l’eau froide);

- 84% de la population se lave systématiquement les mains avant de préparer les repas;

- Seule une personne sur cinq nettoie, comme recommandé, son réfrigérateur au moins une fois par mois;

- Seuls 18% des Belges remplacent l’huile ou la graisse de friture après cinq utilisations maximum;

Cette étude permet ainsi de mettre en lumière les mauvaises habitudes et pratiques de la population belge, dans le domaine de la sécurité alimentaire. Face à cette réalité, l’ISP prône de sensibiliser les consommateurs.

"Concrètement, la population devrait être informée davantage, notamment sur l’omniprésence de pathogènes dans l’alimentation (bactéries, virus, toxines ou parasites), sur les différentes voies de contamination et sur les maladies qui peuvent en découler".

Lire le rapport complet ci-dessous:

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