En France, le boxeur "gilet jaune" condamné à un an de prison ferme, une peine aménageable

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mercredi l'ancien boxeur professionnel Christophe Dettinger à deux ans et demi de prison, dont 18 mois avec sursis et mise à l'épreuve, pour s'en être pris le 5 janvier à deux gendarmes en marge d'une manifestation des "Gilets jaunes" à Paris.

La peine d'un an ferme pourra être aménagée sous le régime de la semi-liberté.

Le ministère public avait requis trois ans de prison dont un avec sursis et mise à l'épreuve. Cet homme de 37 ans, ancien champion de France lourd-léger (2007-2008), était jugé pour violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique ayant notamment entraîné une incapacité temporaire de travail supérieure à huit jours.

Il a déjà passé plus d'un mois en détention provisoire.

Devenu un "symbole malgré lui", selon les termes d'un avocat des deux gendarmes, Christophe Dettinger a dit à l'audience avoir "honte" d'une "erreur" commise sous le coup de la colère et en réaction notamment au "matraquage" de manifestants par les forces de l'ordre.

Les images de Christophe Dettinger rouant de coups de pied et de poing un gendarme à terre et boxant un de ses collègues sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, non loin de l'Assemblée nationale, sont aussi restées un des symboles des débordements violents du mouvement des "Gilets jaunes".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK