En Belgique, va-t-on vacciner massivement les adolescents de 12 à 17 ans?

L'Agence européenne des médicaments a autorisé ce vendredi le vaccin anti-Covid de Pfizer pour les adolescents de 12 à 15 ans. Aux Etats-Unis, des milliers d'ados ont déjà été vaccinés. Quel serait l'avantage de faire de même en Belgique?  Interrogée par la RTBF, Olga Chatzis, pédiatre infectiologue aux Cliniques universitaires Saint-Luc de Bruxelles et membre du groupe pédiatrique au Conseil supérieur de la Santé, explique que "ces jeunes de 12 à 15 ans font rarement des formes rares de la maladie ou des complications du Covid-19. Et, dans la majorité des cas, ils ont des manifestations assez bénignes de cette maladie. Donc, pour vouloir vacciner à large échelle tous les enfants pour les protéger eux-mêmes des complications de la maladie, la balance risque-bénéfice va plutôt pour ne pas les vacciner".


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Mais ces adolescents font partie de notre communauté. Alors pourraient-ils nous aider grâce au vaccin à atteindre la fameuse immunité collective ? Les autorités visent 80% des adultes de plus 18 ans vaccinés.  Si ce seuil n'est pas atteint les ados pourraient-il faire l'appoint? Yves Coppieters, professeur de Santé publique à l'ULB, estime que, puisque ce groupe d'âge n'est "pas particulièrement à risque de forme grave de Covid-19, ce n'est pas un groupe qu'il faut à tout prix vacciner à toute vitesse. Ce n'est pas à travers ce groupe d'âge que l'on va atteindre l'immunité collective. Il faut d'abord vacciner tous les groupes à risques. Après il faudra voir où on en sera en matière d'immunité collective. Je ne pense pas qu'il y a une course à l'immunité collective à tout prix. Ce n'est pas une priorité de vacciner les 12-15 ans pour l'instant. Ce n'est pas la question de la circulation du virus pour l'instant qui est importante, c'est plus la diminution du nombre de formes graves, et la diminution du nombre d'hospitalisations".

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