En Belgique aussi, certaines espèces sont menacées d'extinction

L'alouette des champs, espèce en diminution en Belgique.
L'alouette des champs, espèce en diminution en Belgique. - © David Iliff

Le nombre d’espèces animales et végétales menacées n’a jamais été aussi élevé. C’est le cri d’alarme du WWF. Il donne quelques exemples : le pangolin, le koala ou l’hippocampe, qui sont sur liste rouge. Un bilan qui s’alourdit d’année en année. Qu’en est-il chez nous en Belgique ? Jean-Yves Paquet, directeur du Département Études de Natagora, analyse la situation.

"La situation est assez inquiétante si on regarde globalement." Chaque année, de nouvelles espèces sont rajoutées à ce triste classement. Une liste qui s'allonge et qui s'explique, d'une part, parce qu’il y a de plus en plus de connaissances sur les différentes parties du monde, et d'autre part, car il y a des groupes d’espèces entièrs qu’on commence à pouvoir analyser.

Les causes sont multiples et pas uniquement dues au réchauffement climatique. Principalement, la disparition des espèces est, évidemment, causée par la pression que l’Homme met sur la biodiversité par différents moyens, notamment l’exploitation des océans, la surpêche ou la déforestation.

En Belgique, des espèces en diminution

Un cas particulier se situe dans les îles océaniques où on a énormément d’endémisme, c’est-à-dire des espèces qui n’existent que là au monde. Dans ces zones, la simple introduction d'un chat ou d'un rat peut mettre en péril l'espèce entière puisque la population est extrêmement limitée.

En Belgique, certaines espèces issues de la biodiversité sur le territoire sont également en danger. Peu nombreuses vue la taille du pays ceci dit. "C’est plutôt en termes d’abondance d’espèces, comme certains insectes ou certains oiseaux qui sont devenus vraiment beaucoup moins abondants qu’auparavant" explique Jean-Yves Paquet.

Exemple concret avec l'alouette des champs qui reste assez commune dans nos campagnes, mais son niveau de population ne s'élève plus qu'à 40%. "Ce qui veut dire qu’elle est toujours là, qu’on peut toujours l’entendre, mais son abondance est, d’une manière assez inquiétante, beaucoup plus faible qu’auparavant".

Pas de laisser aller

"On ne peut pas dire qu'on laisse aller. Il y a quand même des dispositions qui sont prises et il y a quand même des signes positifs qu’il faut pouvoir voir aussi" relativise l'expert. Une étude récente sur les populations d’oiseaux aquatiques comme les canards, montre que la situation s’améliore.

Aussi, les mesures en termes de gouvernance, comme sur la chasse, favorise la préservation des espèces. "Le tout est que ça soit appliqué suffisamment rapidement et à une grande échelle pour réussir à sauver un maximum d’espèces" conclut le directeur du Département Études de Natagora. 

 

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