Emménager dans un kot en mode bulle change-t-il vraiment la donne ?

C’est la rentrée dans le supérieur. Avant de retrouver les auditoires, des milliers d’étudiants emménagent dans leur kot, un logement qu’ils occupent généralement à plusieurs. Une situation délicate dans le contexte du Covid-19, sachant aussi que les règles ne sont pas toujours les mêmes d’une université à l’autre. Louvain-la-Neuve ou à Mons, Hortense, Florence et Cyprien abordent sereinement leur emménagement.

Les allers-retours entre la voiture et le kot se multiplient pour Hortense. Originaire de Charleroi, cette jeune étudiante en droit s’installe pour la première fois à Louvain-la-Neuve. Elle partage un kot avec cinq personnes qu’elle ne connaît pas encore.

Même si le Coronavirus est toujours bien présent, la jeune femme n’est pas inquiète. Pour moi ça ne change pas grand-chose. Je n’ai pas de stress particulier et je ne vois pas ce que le Covid-19 va changer là-dedans, nous confie-t-elle.

Ce n’est pas Florence et Cyprien qui diront le contraire. Tous les deux sont membres du kot à projets Organe et partageront bientôt leur logement avec sept autres personnes. Plus préoccupés par le rangement de la cuisine, ils sont loin d’être stressés par la situation sanitaire. Ils abordent en toute décontraction, cette nouvelle année académique.

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Déménagement d’Hortense © RTBF

Le kot, un nouveau foyer

Que ce soit Hortense, Florence ou Cyprien, personne n’a reçu de consigne particulière pour son emménagement. Les autorités universitaires considèrent que le kot devient le nouveau foyer des étudiants, et leur famille se transforme en bulle sociale limitée à cinq personnes. Ce qui s’appliquait à la maison, s’applique désormais au logement partagé.

Du côté de l’Université de Mons, on a préféré imposer des règles supplémentaires. “Nous avons mis des désinfectants à disposition des étudiants. L’objectif est qu’ils désinfectent les parties communes en entrant et en sortant. Le port du masque est aussi obligatoire dans toutes les parties communes, même la cuisine”, nous explique Joëlle Tilmant, la directrice des affaires étudiantes à l’UMons.

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© RTBF

Chacun à sa sauce

Les règles sanitaires concernant les kots, divergent d’un établissement à l’autre tout simplement parce que le gouvernement nimpose rien de spécifique si ce n’est le respect des six règles d’or. Il n’y a pas non plus eu de concertation officielle entre les différents établissements du supérieur. Chacun met en place ce qu’il juge nécessaire pour éviter que les campus ne deviennent des clusters ou foyers.

Même si les universités et les hautes écoles prennent des mesures supplémentaires à celles du gouvernement, elles ne concerneront que les kots gérés par leurs soins. Les kots privés sont quant à eux, laissés à l’appréciation des propriétaires.

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