Elon Musk veut faire voyager ses Tesla dans des tunnels

Les tunnels n’auraient que des avantages: pas de limite quant au nombre de voies et pas de bruit pour les habitants de la surface.
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Les tunnels n’auraient que des avantages: pas de limite quant au nombre de voies et pas de bruit pour les habitants de la surface. - © Tous droits réservés

Rien ne l’arrête. Après les voitures autonomes, les batteries électriques et les avions spatiaux, Elon Musk, le patron de Tesla, a maintenant l’idée de creuser des tunnels dans lesquels les voitures de demains pourront se déplacer à 200 km/h sans ennuyer personne. Ce qui devrait désengorger le trafic de surface.

Plutôt que la voiture volante qu’il décrit comme anxiogène pour la population qui serait survolée en tous sens (souvenez-vous du "Cinquième Elément" de Luc Besson), il prône les tunnels, insensibles aux conditions météorologiques. A le lire, ces tunnels n’ont que des avantages: pas de limite quant au nombre de voies à créer et pas de nuisances sonores pour les habitants de la surface.

Homme organisé, Elon Musk a donc créé une nouvelle entreprise, la Boring Company. Sa mission sera de créer un vaste réseau de tunnels. Les voitures qui désireront emprunter ce moyen rapide ne rouleront pas par leurs propres moyens, mais seront déposées sur des chariots qui, eux, seront mobiles.

Pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt? A cause du prix bien sûr. Creuser un tunnel coûte, aujourd’hui, jusqu’à un milliard de dollars par mile (1,6 km).  Elon Musk se dit conscient que son projet ne tient la route que si l’on réduit ce coût par dix. Pour cela, il veut diminuer le diamètre des tunnels, de près de 8,5 m à 3,6 m. Cela permettra de réduire considérablement l’épaisseur des parois. Il faut aussi construire des tunneliers -chargés du creusement- capables de renforcer la structure tout en creusant. Ce qui n’est pas le cas des tunneliers actuels.

Mais Elon Musk ne fait pas de ce projet un objectif essentiel. Il dit n’y consacrer que 2 à 3% de son temps, et d’y avoir assigné des ingénieurs travaillant à temps partiel et des stagiaires.

Ces tunnels pourraient avoir d’autres fonctions que le transport de voitures et concerner, aussi les objets. Quant à l’énergie utilisée pour déplacer tout ce beau monde, elle pourrait être basée sur une autre technologie chère à l’homme d’affaire: l’Hyperloop, une invention futuriste qui pourrait générer une vitesse de 600 miles par heure grâce à l’électromagnétisme déjà expérimenté depuis des années dans le secteur des chemins de fer.

Calmons-nous, ce n’est pas pour demain. Ni même pour après-demain. Mais qui aurait cru, il y a 5 ans, que nos voitures seraient autonomes d’ici 2022 et que les enfants d’aujourd’hui ne passeront sans doute plus le permis de conduire.

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