Electrabel a arrêté les réacteurs nucléaires de Tihange 2 et Doel 3

Par mesure de précaution, Electrabel a décidé d'anticiper les arrêts programmés des deux réacteurs dès mardi, dans l'attente des résultats complémentaires.

Doel 3 et Tihange 2 ont déjà été mis à l'arrêt durant près d'un an après que des petites fissures ont été détectées à l'été 2012.

Lors du redémarrage en juin 2013, il avait été convenu avec l'Agence fédérale du contrôle nucléaire (AFCN) d'effectuer des tests afin d'évaluer le comportement des cuves à long terme. Il semble que les résultats à cet égard ne soient pas ceux escomptés.

Les résultats de ces tests complémentaires devraient être connus à partir du 15 juin et feront l'objet d'échanges permanents avec les autorités de sûreté nucléaire.

Le secrétaire d'Etat à l'Energie, Melchior Wathelet a réagi à cette annonce : pour lui, c'est une mesure justifiée, mais c'est une très mauvaise nouvelle. Si les précautions de sécurité ont été prises en effectuant l'arrêt du réacteur de Tihange 1, le problème de l'approvisionnement en énergie risque néanmoins de se poser à moyen terme.

Du côté d'Electrabel, on a procédé dès mardi soir et ce mercredi matin à l'information du personnel. Mais on ne souhaite pas se prononcer sur la longueur de l'arrêt.

Groen: le feu vert a été donné trop tôt

Le feu vert au redémarrage des réacteurs Tihange 2 et Doel 3 a été donné trop rapidement l'année dernière, a réagi le député Kristof Calvo (Groen). Il réclame des informations claires sur la situation de sécurité des deux réacteurs.

Electrabel a annoncé mardi soir l'arrêt anticipé des deux réacteurs parce que des tests n'ont pas abouti aux "résultats conformes aux attentes des experts". Ces tests visaient notamment à évaluer "le comportement dans la durée des cuves concernées par les défauts dus à l'hydrogène". "Il y a clairement des problèmes", explique Kristof Calvo. "Il y a eu plus tôt des rapports critiques, et il y avait des problèmes de fuites au niveau des cuves". Selon lui, le feu vert pour le redémarrage en 2013 a été donné trop vite. Il demande dès lors la clarté sur la situation et souhaite que la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet reprenne le dossier en main et apporte des réponses la semaine prochaine en sous-commission de la sécurité nucléaire.

D'après Belga

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