"Fruits à l'école", une belle opération ruinée par l'excès de zèle d'une administration tatillonne

"Fruits à l'école", une belle opération ruinée par l'excès de zèle d'une administration tâtillonne
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"Fruits à l'école", une belle opération ruinée par l'excès de zèle d'une administration tâtillonne - © Tous droits réservés

C'est l’histoire incroyable d’un gâchis, d’un gros raté de la Région wallonne : l’opération " fruits et légumes à l’école ", qui existe depuis 10 ans dans les écoles primaires de Wallonie, est en train de disparaître à cause d’absurdités administratives et de contrôles trop tatillons de fonctionnaires wallons. 

Paul Ghislain, de la société Fresho, constate avec regret son frigo quasiment vide : "On livrait l’année dernière jusqu’à 10 tonnes par semaine. La semaine prochaine, on va livrer 500 kilos".

Des livraisons de fruits, légumes, produits laitiers et bios dans 300 écoles. Mais depuis l’année dernière, les contrôles de la Région wallonne sont devenus sévères, très sévères.

"On a fourni des yaourts bios entiers nature et des grosses factures sont refusées parce qu’il n’est pas écrit 'nature' sur la facture", explique Nicolas Luburic de Fresho.

Pour Sophie Dusart, directrice de l’école maternelle et primaire Saint-Martin à Charleroi, c’est une catastrophe : "Nous n’avons pas été remboursés pour les yaourts et du fromage, on a perdu de l’argent, 1800 euros, ce qui est énorme par rapport au budget".

 

Beaucoup d’écoles ont perdu l’entièreté du subside de 4000 euros aussi parce que la procédure est très complexe : "On doit nous-mêmes faire le cahier des charges. On n’a pas les compétences pour le faire".

Du coup, les écoles ne veulent plus participer au projet : "C'est perdant pour tout le monde, pour notre société et nos employés, c’est perdant pour les producteurs et c’est perdant pour les écoles et encore plus pour les enfants", selon Paul Ghislain de Fresho.

Ce que confirme la directrice : "Il y a des enfants qui ne mangent pas de fruits. Avec cette initiative, le fait de goûter, ça changeait les habitudes de consommation..."

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