Ecole des devoirs: un coup de pouce à la création

L'Ecole des devoirs de Plomcot Namur
L'Ecole des devoirs de Plomcot Namur - © Tvn

L’Ecole de devoirs, c’est un lieu où les enfants peuvent se faire aider quand ils ne comprennent pas ce qu'on leur apprend à l'école. Mais c’est aussi un lieu de rencontre où ils peuvent vivre des choses différentes de ce que leur offre leur environnement familial. Elles commencent généralement leurs activités vers 15h30 par un goûter. Un moment de décompression après une journée de cours. Ensuite, c’est la partie devoirs scolaires. Un accompagnement léger. Pas question de faire les devoirs à leur place, et adapté au niveau de chacun. Pas plus d’une demi-heure, en théorie du moins, car en réalité, les élèves en ont souvent pour près de deux heures de travail. Mais insistent les animateurs, on en vient pas ici uniquement pour ça. On y fait de la musique, des bricolages, des excursions et même du théâtre.

Bien plus que les devoirs

C’est un lieu d’écoute et de partage. Les animateurs sont aussi des confidents et jouent le rôle de grands frères ou grandes sœurs. Les enfants trouvent à l’école des devoirs un autre lieu de socialisation. Souvent, elle joue un rôle crucial dans les quartiers dits défavorisés des grandes villes ou même dans des villages plus isolés, en mettant en contact des enfants qui sans cela ne se rencontreraient peut-être pas.

Elles existent depuis 40 ans et leur rôle est plus important que jamais. Ce sont les Ecoles devoirs qui accueillent des enfants en difficulté scolaire après les heures de cours classiques. On en recense 375 en Fédération Wallonie Bruxelles qui ont obtenu la reconnaissance officielle mais il en existe en réalité près de 450, qui accueillent près de 17 000 enfants.

Une reconnaissance peu payante

Certaines n’ont pas obtenu ou ne souhaitent pas l’obtenir car cette reconnaissance implique des contraintes. Il faut assurer au moins 5 heures de prise en charge par semaine réparties sur trois jours et accueillir au moins dix enfants. Et tout cela pour à peine quelques milliers d’euros par an. Pas de quoi payer des salaires. Pour beaucoup, c’est le règne de la débrouille. Les animateurs de ces écoles tirent sur toutes les ficelles: subsides communaux ou provinciaux, aide de l’ONE ou de l’un ou l’autre ministère.

Et surtout, ces écoles fonctionnent grâce à 2000 bénévoles qui encadrent les activités. Mais cette économie de bout de ficelle a ses limites. "La décision du gouvernement de la Fédération Wallonie Bruxelles d’accorder directement un subsides 5000 euros à la création d‘une école est évidemment un geste positif. Mais c’est loin d’être suffisant pour résoudre nos problèmes", affirme Charles Hutlet, coordinateur des écoles de devoirs de Namur Luxembourg. Ici à Namur, nous avons décroché un subside de l’ONE et nous avons six animateurs APE. Nous nous en sortons plutôt bien mais bien d‘autres écoles ne sont pas logées à la même enseigne. 5000 euros c’est bien mais ce qu’il faudrait c’est un emploi subsidié par école de devoir. Ce serait idéal".

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