Ebola: "Travailler pour que cette maladie ne soit pas un autre sida"

"La réponse internationale a été, pour le moment, plus lente que le rythme de transmission de la maladie", a déclaré, en audioconférence depuis Freetown, le président de la Sierra Leone, Ernest Bai Koroma, lors d'une réunion sur Ebola organisée à Washington par la Banque mondiale. Cela "doit changer". Il faut "une accélération de la transformation des promesses en faits concrets sur le terrain, c'est un besoin urgent", a-t-il souligné.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a estimé qu'il fallait multiplier "par 20" l'aide actuelle pour espérer enrayer la maladie.

Le président de Guinée, Alpha Condé, a également appelé à une aide internationale plus importante. Pour lui, "les efforts doivent être amplifiés, rapides et coordonnés".

Le docteur Tom Frieden, directeur des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), a quant à lui affirmé que l'épidémie, qui a tué près de 3900 personnes en Afrique de l'Ouest et qui se répand peu à peu, touchant notamment les Etats-Unis et l'Espagne, est sans précédent depuis l'apparition du sida au début des années 1980.

"Cela va être un long combat (...). Depuis trente ans que je travaille dans la santé publique, la seule chose comparable a été le sida", a-t-il indiqué lors de ce débat réunissant notamment les présidents des pays africains les plus touchés, la directrice du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde et le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim.

"Nous devons travailler pour que cette maladie ne soit pas un autre sida", a insisté M. Frieden, estimant que "la vitesse est le levier le plus important" pour lutter.

"On est encore loin du compte", a déclaré M. Kim, rappelant qu'il y avait un besoin "critique de plus de personnels de santé".


Belga

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