Dyslexie : un outil pour comprendre

 « Ortho ! », un outil de la Fondation Dyslexie
« Ortho ! », un outil de la Fondation Dyslexie - © Tous droits réservés

Des phrases qui dansent, des lettres qui se mélangent, des mots qui s'échappent...

C'est le quotidien des enfants dyslexiques, un quotidien qu'ils partagent dans le film d’animation " Ortho ! " destiné à sensibiliser les écoles. Louise, élève de 4ème primaire, se reconnait dans les témoignages du film, elle pour qui la lecture est une bataille. " Des fois, des personnes se moquent de nous et moi, j’aimerais bien qu’ils comprennent ce qu’on vit ".

Aider à comprendre, c'est justement le but de la Fondation Dyslexie à l'origine du projet. Pour Julie Delepine, institutrice à l’école Saint-Joseph Boondael, l’outil proposé est particulièrement bienvenu: " Habituellement, ce n’est pas un thème qu’on va aborder parce que ce n’est pas facile à aborder avec les autres enfants. Pourtant ils voient bien qu’il y a des adaptations, ils voient que certains enfants vont chez la logopède pendant les cours… Et donc ça va permettre d’ouvrir le débat. C’est vrai que le fait de mieux comprendre l’autre permet de l’accepter avec ses différences, tout simplement ".

Le film d’animation est accompagné d’un cd-rom pédagogique pour les enfants et pour les enseignants. On y trouve des clefs concrètes pour mieux identifier la dyslexie et réfléchir à des pistes de solutions. Pour Benoît de Villemeur, président de la Fondation Dyslexie, malgré une certaine prise de conscience dans les écoles, la formation des enseignants reste toujours nécessaire : " Il y a des enseignants qui ont déjà suivi des formations et qui sont bien au fait des choses mais ça reste une exception. C’est très difficile pour un enseignant de se projeter dans une difficulté qu’il ne rencontre pas lui-même. C’est même impossible si on ne le lui dit pas. Et donc cet outil est vraiment là pour ça ".

Un outil qui permet d'aller à l'encontre de certaines idées reçues et qui est susceptible d'intéresser tous les proches d'enfants concernés. Et ils sont nombreux quand on sait qu’on estime que 5 à 10% de la population est touchée par la dyslexie.

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