Droits de succession - Belgique, un paradis fiscal pour les Français ?

1-Droits de succession : comment payer moins ?

Les Belges considèrent souvent les droits de succession, cet "impôt sur la mort" comme une injustice. Des biens, la plupart du temps déjà taxés, le sont une nouvelle fois à un moment très difficile.

Cette perception prévaut surtout en Wallonie et à Bruxelles. Il faut dire que les taux entre tiers y sont tout simplement les plus élevés du monde : jusqu'à 80 % ! Cela s'apparente quasiment à une expropriation. Et on y arrive très vite : dès que l'héritage dépasse 75 000 euros en Wallonie et à partir de 175 000 euros à Bruxelles. Ces barèmes n'ont pas été modifiés depuis plus de 30 ans, alors que dans le même temps, le prix de l'immobilier flambait.

Et pourtant, il est possible de payer moins de droits de succession. Ou carrément pas du tout. Une solution simple et parfaitement légale existe. Elle nécessite seulement un court voyage vers les Pays-Bas. C'est une des révélations de ce Questions à la une.

Quant aux riches, ils paient généralement peu de droits de succession. Ils font appel à des avocats spécialisés dont les honoraires peuvent aller jusqu'à 400 euros l'heure. Pour vous dispenser d'une telle dépense, l'un d'entre eux dévoilera ses trucs. Un déménagement de quelques kilomètres vers le Grand-duché de Luxembourg permet par exemple d'empocher son héritage intégralement. Autre système D : donner sa maison, mais en 10 fois.

Bref, ce Questions à la une fera épargner de l'argent aux morts et en gagner aux vivants. Une enquête de Carol Gilet et Christophe Deborsu.

2- La Belgique est-elle un paradis fiscal pour les Français?

Les riches contribuables français fuient leur pays en s'exilant dans des paradis fiscaux : Suisse, Belgique, Luxembourg, île Maurice ou Lettonie.

La Suisse n'est plus la seule destination. La Belgique, le Luxembourg, l'île Maurice ou encore la Lettonie sont les nouveaux eldorados. Tout cela se fait en toute légalité.

En l'absence de politique fiscale européenne commune, ces pays font tout pour attirer ces Français, assujettis à l'impôt sur la fortune.

L'exilé fiscal ne risque rien, si ce n'est de se couper de son environnement amical et professionnel...

Une enquête de Morad Aït-Habbouche adaptée par Bruno Clement.

RTBF

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