Dr Thomas Orban, médecin généraliste : "Les vaccins sont bons, maintenant il faut mettre le turbo pour la vaccination !"

Thomas Orban, médecin généraliste et président de la Société scientifique de médecine générale était l’invité ce mardi de Thomas Gadisseux dans Matin Première.

Un invité qui, au nom des généralistes de Belgique répond présent ! Et surtout, toujours prêt : "Il faut mettre le turbo pour la vaccination", plaide-t-il, "et ne plus tergiverser. Il y a des vaccins qui sont très très bons et des vaccins qui sont très bons. Et ils sont tout à fait efficaces pour ce qu’on attend d’eux c’est-à-dire éviter les hospitalisations et éviter les morts".

Les médecins sont en numéro un du capital confiance des Belges

"Il faut féliciter tous mes collègues pour l’honneur que leur fait la population belge". Et Thomas Orban, de rappeler que les généralistes, sont là et bien là : "Des vaccins, on en fait tous les jours. On est prêt ! Nos patients nous font confiance, nous les connaissons, nous leur procurons des soins personnalisés… Bref ça n’a rien de compliqué d’impliquer enfin les généralistes dans la campagne de vaccination.


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Encore faut-il que leur voix soit entendue et là, Thomas Orban avoue ne pas comprendre : "On a tenté d’intégrer la Task Force vaccination, mais on nous a dit non."

On a été submergé de tâches inutiles !

Mais n’y a-t-il pas eu des signaux qu’on en demandait "trop" aux généralistes, durant la phase de testing notamment ? "On a été submergé de tâches inutiles ! "On nous faisait faire des e-forms, des certificats, qui pouvaient être faits par d’autres personnes, c’est ça qu’on a refusé, on n’a jamais refusé de faire des soins au contraire !".


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Les généralistes adhèrent-ils, par ailleurs eux-mêmes à la vaccination ? "A raison de 92%", répond Thomas Orban. Une partie des médecins ont d’ailleurs déjà été vaccinés, avec les doses résiduelles, lorsqu’ils venaient en maison de repos pour vacciner les résidents.

Manque de communication

Quel regard Thomas Orban porte-t-il globalement sur la campagne de vaccination ? "Je déplore le manque de communication, mais aussi la rigidité dans les discussions, et puis, on s’y est pris trop tard !"

Pourquoi cette lenteur au démarrage dans la campagne ? Je ne sais pas… "C’est le Rubik’s-cube à la belge. Trop de gens ont des choses à dire. Il y a presque un an, nous disions il faut une communication unique. A présent, nous disons les vaccins sont bons, faites-les !" Chez les généralistes, en tout cas, on pourra aisément vacciner avec les vaccins AstraZeneca et Johnson et Johnson. Et Thomas Orban souligne que non ce n’est pas compliqué, ni pour acheminer les doses, ni pour organiser cette vaccination.

Secret médical

Comment identifier les personnes à comorbidité, qui pourront être vaccinées prochainement, comment gérer la base de données ? L’Absym, un syndicat de médecins a saisi le conseil d’Etat au motif que la procédure d’identification de ces patients à risques viole le secret médical.

Du côté de la Société scientifique de médecine générale, le Docteur Orban souligne que le secret médical, "ce n’est pas banal. On ne peut pas le galvauder. Tous les médecins ont dit qu’il faut une garantie que ce secret médical soit respecté. Il faut des garanties au niveau du RGPD également et il faut des garanties déontologiques. "Toutes les cases doivent être cochées"

Et si la coresponsable de la Task Force vaccination, Sabine Stordeur a dit regretter la démarche de l’Absym, Thomas Orban pour sa part répond "nous sommes en train de travailler dans une pandémie pour tenter de vacciner tout le monde. Il ne faut pas regretter. Il faut inviter les gens à parler ensemble et si les médecins généralistes avaient été invités à la Task force vaccination, on n’en serait pas là aujourd’hui".

 

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