Down-Sec: dénoncer le harcèlement en devenant harceleur à son tour?

Down-Sec: dénoncer le harcèlement en devenant harceleur à son tour?
Down-Sec: dénoncer le harcèlement en devenant harceleur à son tour? - © Tous droits réservés

C'est en quelque sorte ce qu'a fait un groupe de hackers, le groupe Down-Sec. Après avoir attaqué les sites internet de plusieurs ministères, les pirates informatiques ont décidé de dénoncer les prétendus harceleurs de Madison. Cette adolescente d'Herstal, en province de Liège, s'est donnée la mort il y a deux semaines. Elle aurait été victime de harcèlement sur les réseaux sociaux.

Les hackers ont publié les noms, les photos et les adresses de quatre adolescents. Certains de ces adolescents étaient scolarisés dans la même école que Madison.

Mais attention: pour l'instant rien ne permet d'affirmer que ces jeunes ont réellement poussé l'adolescente au suicide...

Plus qu'une réelle enquête informatique, ces pirates du net se seraient en réalité plutôt basé sur des "on dit" et sur des commentaires déplacés postés après la mort de la jeune fille.

Les maisons des quatre adolescents ont dû être placés sous la surveilllance des policiers. Du jamais vu pour Damien Leboutte, procureur de division de Liège: "Surtout à cette échelle-là, en utilisant les réseaux sociaux et via un groupe de hackers non identifiés... C'est la première fois qu'on a affaire à ce genre d'action."

Les hackers ont finalement retiré leur publication... Peut-être n'avaient ils pas conscience des conséquences de leur acte. Il pourraient d'une part être poursuivis pour calomnie et diffamation.

Mais cela va beaucoup plus loin: "Si des personnes se disaient que ces quatre individus ciblés, on va aller venger Madison en leur portant des coups, ou en amenant des dégradations aux habitations, les personnes qui ont incité à la commission de ces actes pourraient être considérées comme complices co-auteurs", prévient aussi Damien Leboutte.

Une enquête a en tout cas été ouverte pour tenter de retrouver ces justiciers de la toile.

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