Double invitation, mauvais destinataire, qu’est-ce qui cloche dans les convocations pour se faire vacciner ?

Vaccination, épisode 28.547, et certainement pas le dernier. Alors que les centres se mettent doucement en place pour accueillir du public, la logistique semble avoir bien du mal à suivre derrière.

Vendredi dernier par exemple, près d’un millier de Belges avaient reçu une invitation à se faire vacciner alors qu’ils ne font pas partie du groupe prioritaire. Un problème d’ordre informatique, qui n’est pas un cas unique. Evelyne Markowicz, gynécologue à Uccle a en effet été convoquée… Deux fois ! Après avoir reçu sa première dose le 5 février, elle a à nouveau été convoquée moins de 48 heures plus tard.

"En introduisant ma carte d’identité à puce le jour de la vaccination, je pensais que ça faisait savoir à tout le monde que j’avais reçu ma première dose."

Si l’on pourrait croire à une erreur unique, ce n’est en fait pas le cas. "J’ai demandé à des confrères s’ils avaient également reçu une seconde convocation. J’ai été surprise de voir que je n’étais pas la seule dans ce cas-là."

Une base de données qui n’est pas à jour

Selon Axel Legay, spécialiste de cybersécurité et membre du comité interfédéral Testing & Tracing, dans ce cas-ci, ce serait un problème de base de données.

« Chaque fois qu’un citoyen reçoit une invitation à se faire vacciner, il y a une base de données qui retient cela. Ça permet d’éviter les doubles convocations. Cette base est effective depuis le déploiement de l’outil de convocation et réservation. Avant le déploiement de cette base de données, des invitations avaient été faites. Elle n’a pas été mise à jour ensuite. »

Toujours selon Axel Legay, également à l’origine de l’application Coronalert, la démultiplication des niveaux des niveaux de pouvoir complique grandement la tâche.

« On est tous dans le même bateau, que ce soit les régions ou les responsables informatique. Il n’y en a pas un qui est plus responsable que l’autre. La gestion d’un centre c’est quelque chose de complexe : il y a la sécurité physique qui dépend des régions, l’approvisionnement c’est le fédéral et les régions, l’informatique c’est au niveau interfédéral, mais il y a des problèmes qui dépendent de la plateforme s’il n’y a pas de connexion. Il peut aussi y avoir des problèmes de configuration où il faut qu’on entraîne le personnel et ça prend du temps. »

Une solution existerait, selon lui : doubler les convocations électroniques par des envois papiers.

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