"Don't ask, don't tell"? En Flandre, un prof homo face à la neutralité de l'école

Le jeune homme, choqué, a publié un texte sur sa page Facebook, pour expliquer que, pour cette raison, il n'accepterait pas de travailler pour cette école. "Je suis fier que tout le monde sache qui je suis", y dit-il en substance.

Ce témoignage a suscité beaucoup de réactions, au nord du pays. Le directeur général de l'instruction publique de la Ville de Bruxelles, Charles Huygen, a donné raison à la directrice de l'école, affirmant que la neutralité faisait partie de la fonction d'enseignant. "Nous conseillons aux professeurs d'être prudents dans les discussions sur la vie privée, que ce soit à propos des croyances religieuses, des orientations politiques ou sexuelles", déclarait-il, en regrettant que l'enseignant n'ait pas sollicité une discussion avec sa directrice ou avec l'administration de l'Instruction publique de la Ville de Bruxelles.

Mais tout le monde ne semble pas d'accord avec Charles Huygens. Raymonda Verdyck et Lieven Boeve, respectivement responsables de l'enseignement officiel flamand et de l'enseignement catholique, ont également réagi suite à cette polémique.

Pour Raymonda Verdyck, "aimer une femme ou un homme n'a rien à voir avec la neutralité". "Nous avons besoin de personnes capables, et l'orientation sexuelle n'a rien à voir avec cela", dit-elle. Et elle est d'accord avec Lieven Boeve, qui affirme: "Nous engageons des professeurs pour leur professionnalisme, mais l'identité de la personne est également importante".

Invité sur la VRT radio, David Degreef, lui, dit espérer que, dans le futur, les écoles se montreront plus ouvertes dans ce domaine.

W. F., avec De Redactie et De Standaard

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