Disparition de Théo Hayez: quelles sont les informations que WhatsApp peut apporter à l'enquête?

L’appel lancé par Laurent Hayez, le père de Théo, à la messagerie WhatsApp est pour le moins interpellant. L’application est aujourd’hui considérée comme le service de messagerie personnelle le plus utilisé au monde. Ses statuts prévoient, selon le respect de certaines procédures, de collaborer avec les enquêtes de police en cas de nécessité. Cela dit, toutes les transmissions de la messagerie, par écrit, photo ou vidéo sont chiffrées de bout en bout. Seule une clé, située sur le téléphone portable du destinataire, permet de les décoder.


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Messages chiffrés

Le chiffrement des messages WhatsApp s’est effectué en plusieurs étapes. Les deux fondateurs de la messagerie, Brian Acton et Jan Koum disent avoir voulu concevoir une application pour rendre le monde "plus sûr". Pour eux, grâce au chiffrement, chacun peut parler librement, conduire une activité, se confier sur une maladie sans risquer d’être espionné. WhatsApp ne stocke les messages que temporairement, le temps qu’ils soient acheminés sur les smartphones des destinataires et toujours de manière chiffrée. En clair, comme l’avait confié un porte-parole de la messagerie, au Figaro, "WhatsApp ne peut apporter des informations qu’elle ne détient pas".

Autres informations

Néanmoins, les enquêteurs ne sont pas complètement démunis face à l’application. D’autres informations peuvent être transmises par WhatsApp : le profil de l’expéditeur, ses contacts, certaines photos si elles sont sauvegardées, l’historique des connexions et la géolocalisation (à condition bien sûr que l’utilisateur ait activé cette fonction). Mais, pour pouvoir lire les messages, l’idéal est de récupérer le téléphone de la personne recherchée.

Précisons encore que le chiffrement des messages a provoqué un débat mondial entre les grands groupes technologiques (à savoir Google, Apple, Facebook) et les services de renseignement et de police.

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