Disparition de Théo Hayez: et en Belgique? Une collaboration avec WhatsApp ou Google est-elle possible?

Suite à la disparition de Théo Hayez en Australie, beaucoup de questions se posent quant aux éléments d’informations que peuvent fournir les outils de communication actuels. Olivier Bogaert est le commissaire à la Computer Crime Unit de la police fédérale, il sait de quoi il parle et pour lui, "dans toute enquête liée à des faits criminels, le numérique entre dans le jeu". Dès lors, en Belgique comme ailleurs, lors d’une disparition inquiétante, la police peut demander l’accès à certaines données. Le téléphone par exemple est connecté à un réseau local. Par l’intermédiaire de ce réseau, il est possible de collecter des informations liées aux heures d’utilisation notamment et à la localisation.

WhatsApp, Google, Apple

Lors de la disparition d’une personne en Belgique, il faut déposer une plainte à la police locale et c’est la cellule des personnes disparues de la police fédérale qui prend alors le dossier en charge. Chaque dossier est évidemment particulier mais globalement, deux procédures existent : le magistrat du Parquet ou un juge d’instruction peuvent introduire un réquisitoire pour avoir accès à certaines données. "Dans le cas de WhatsApp, les messages ne sont pas sauvegardés sur les serveurs de la messagerie", précise Olivier Bogaert, "mais on peut quand même y trouver certaines informations concernant la personnalité de la personne disparue, l’historique des connexions et si elle a enregistré certaines photos, alors on peut les retrouver sur ces fameux serveurs."

Dans le passé, la police fédérale a déjà collaboré avec ces grands groupes technologiques mais les procédures prennent parfois du temps… Ce qui n’est pas le cas concernant la disparition de Théo Hayez. Le parquet fédéral a d’ailleurs ouvert une enquête chez nous et est prêt à collaborer avec les enquêteurs australiens.

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