Diabète: un patch sous la peau pour remplacer la piqûre d'insuline

La piqûre d'insuline pourrait faire place à un simple patch sous la peau pour les malades atteints du diabète de type 1
La piqûre d'insuline pourrait faire place à un simple patch sous la peau pour les malades atteints du diabète de type 1 - © AFP

Cinq millions de personnes dans le monde souffrent du diabète de type 1, celui avec lequel on naît. Un diabète très lourd pour les enfants, les adolescents et les parents. Les anticorps détruisent les cellules du pancréas productrices d'insuline, il faut injecter l'insuline manquante. Or, une équipe de l'UCL à Woluwé a mis au point un patch placé sous la peau qui peut remplacer la piqûre.

Dans notre corps, des cellules produisent naturellement de l'insuline nécessaire au fonctionnement de l'organisme. 50 000 personnes en Belgique manquent cruellement de ces cellules détruites par leurs propres anticorps. Soit on injecte de l'insuline, soit on injecte un nouveau pancréas, soit -et c'est là la nouvelle idée- on extrait du pancréas d'un donneur des îlots de Langerhans, des grappes de cellules qui produisent l'insuline.

Le professeur Denis Dufrane explique que le but, c'est "de véritablement remplacer la destruction des cellules dans le cadre du diabète de type 1 par des cellules d'un donneur qui font la même fonction".

Ces grappes de cellules sont emprisonnées dans un patch qui, lui, est placé sous la peau du malade, une technique pensée par l'UCL. "Ça permet ainsi à ce que l'insuline qui est re-larguée soit absorbée par les vaisseaux sous-cutanés et permet de réguler la glycémie", précise Denis Dufrane. "L'insuline, on l'injecte sous la peau. Nous, c'est le même principe mais on met juste ce patch, vous évitez de vous injecter l'insuline de manière quotidienne".

Un avantage, c'est que ces cellules de donneurs sont séparées physiquement du système immunitaire du diabétique. Il n'y a donc pas de problème de rejet. "On ne supprime pas la maladie d'origine, mais on améliore la qualité de vie".

Cette greffe de médicament est encore en phase d'essai clinique sur quinze patients diabétiques. Ce traitement ne concerne qu'1 à 2% des diabétiques insulino-dépendants.

François Baré

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