Deux personnes ont vraisemblablement contracté une encéphalite à tiques en Belgique

L'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique en France) a créé une "tiquothèque" pour analyser les tiques en France. Les personnes qui sont piquées par une tique peuvent envoyer l'animal à  l'INRA pour aider la recherche.
L'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique en France) a créé une "tiquothèque" pour analyser les tiques en France. Les personnes qui sont piquées par une tique peuvent envoyer l'animal à l'INRA pour aider la recherche. - © Lp/Olivier Arandel / Maxppp

Deux personnes, un homme originaire de Limbourg et une femme originaire de Gand, sont peut-être les premières de Belgique à avoir contracté une encéphalite à tiques ("Tick-borne encephalitis" ou TBE), a fait savoir l'Institut de médecine tropicale (IMT) d'Anvers dans un reportage de la VRT. L'information a été confirmée par le directeur de la clinique de médecine des voyages, Patrick Soentjes.

L'encéphalite à tiques est un virus qui peut être transmis à l'homme par les tiques. Une à deux personnes infectées par la TBE passent chaque année en moyenne par l'Institut de médecine tropicale. Mais, à chaque fois, le virus a toujours été contracté à l'étranger. "Dans ces deux cas-ci également, les patients étaient à l'étranger l'été dernier, mais il est plausible qu'ils aient été infectés en Belgique", explique Patrick Soentjes.

Le médecin pointe par ailleurs le fait que la plupart des gens ne présentent aucun symptôme lors de la contamination. "Dans certains cas, les patients ressentent un état grippal. Le virus provoque très rarement une méningite."

En Autriche, en Allemagne et aux Pays-Bas, des infections ont déjà été détectées chez l'homme. En Belgique, le virus n'a jusqu'à présent été signalé que sur du bétail, des chevreuils et des sangliers.

La TBE ne peut être transmise que par des morsures de tiques, et non par d'autres animaux ou d'homme à homme.

L'IMT appelle néanmoins les médecins à rester vigilants face aux symptômes de la TBE. En outre, il est important de vérifier correctement l'absence de tiques après les activités de plein air.

Une étude de l'ITM est en cours au sujet de tiques porteuses du virus. À Aalter et dans le Limbourg, des chercheurs ont capturé des tiques qui font actuellement l'objet de recherches.

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