Deux ans après Buizingen, la sécurité reste la priorité de la SNCB

La catastrophe ferroviaire de Buizingen, le 15/02/2010
La catastrophe ferroviaire de Buizingen, le 15/02/2010 - © Archive Belga

Il y a deux ans, le 15 février 2010, deux trains entraient en collision près de Hal. Le bilan est lourd: 19 morts et 120 blessés. Deux ans plus tard, les leçons ont été tirées. La sécurité reste la principale priorité de la SNCB. 3,7 milliards d'euros sont d'ailleurs nécessaires. Mais deux ans après, l'instruction judiciaire n'est pas encore bouclée.

Les travaux d'équipement pour la migration vers le système de sécurité ferroviaire européen ETCS sont évalués d'ici 2022 à 3,7 milliards d'euros. Le gouvernement ne dispose pas de moyens budgétaires supplémentaires pour la SNCB. Il faudra donc faire des choix. Quid des autres investissements ? La sécurité reste la priorité, confirme Paul Magnette, ministre en charge des Entreprises publiques.

Ce n'est pas là que la SNCB fera des économies dans l'avenir. "A l'intérieur de l'enveloppe de l'ensemble des dépenses de la SNCB il faudra probablement reporter certains investissements", juge Paul Magnette. Mais le gouvernement a retenu les leçons de Buizingen: "Les investissements de sécurité ne pourront pas être reportés".

Toujours pas de procès en vue

Aujourd'hui, l'enquête judiciaire est toujours en cours, le Juge d'instruction attend les deux volets du rapport des experts. Le rapport technique sur l'accident en tant que tel devrait être terminé avant Pâques. Le rapport porte aussi sur l'état des voies, les installations techniques au moment de l'accident.

Il ne parviendra au Juge d'instruction que dans un deuxième temps. Mais les experts ont analysé l'état de fonctionnement des feux dans le faisceau de voies de Buizingen, ainsi que les dispositifs de freinage de l'époque.

On sait qu'aucun des deux trains ne disposait d'un système de freinage d'urgence. Des expertises complémentaires ont également été demandées par l'Agence européenne du rail et l'Organisme d'enquête sur les accidents ferroviaires.

Pour boucler cette instruction, le Parquet attend le résultat de toutes ces expertises techniques et matérielles qui devraient mettre en évidence l'élément clef qui manque toujours aujourd'hui, la constatation technique de l'accident, c'est-à-dire, le feu rouge a-t-il été ou non, brûlé. Et si oui, pourquoi ?

Deux ans donc après cette terrible catastrophe ferroviaire, les victimes et leurs familles attendent toujours l'ouverture du procès, pas avant 2015. Avant cela, il faudra encore déterminer les responsabilités de chacun, avant 2020 et cela pour éviter la prescription.

AdC et Alain Carlier


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