Des vacances sans coronavirus ? Selon une étude, les UV du soleil tuent le virus en quelques minutes

Le nouveau coronavirus peut être dégradé en quelques minutes au soleil, sur une surface plane. Ce sont les conclusions d'une expérience réalisée en laboratoire par une équipe du centre de mesure du département américain de sécurité intérieure et publiée ce 3 juin dans le très sérieux Journal of Infectious Diseases.

Elle a consisté à recomposer une salive artificielle et à y mettre une quantité de virus pour l’exposer, ensuite, à des rayons ultra-violets identiques à ceux présents dans les rayons du soleil. Résultat: ces UV parviennent à inactiver le virus.

Le temps de dégradation du virus varie selon le temps d’exposition et la quantité de lumière. Avec une lumière d'été, on détruit 90% du virus après sept minutes. Mais il faut 14 minutes pour une lumière d’hiver.

Nous pouvons vivre normalement en plein soleil

Les résultats de cette étude n’étonnent pas vraiment Nathan Clumeck. Pour ce spécialiste des maladies infectieuses, cet effet désinfectant est connu. "Dans les hôpitaux, les UV sont utilisés pour désinfecter les outils chirurgicaux. Ils sont aussi utilisés en pharmacie." Ces lampes spéciales sont utilisées pour désinfecter les équipements médicaux mais ne peuvent pas être utilisées sur la peau, car les UVC sont extrêmement nocifs.


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Mais ce spécialiste nous met en garde, cependant : "Nous ne nous soignons pas avec des rayons UV mais nous nous trouvons dans un environnement où le virus a été détruit. En situation de plein air au soleil, le virus est détruit. Vivre à l’extérieur nous permet de vivre normalement."

La chaleur seule n'arrête pas le virus

L’épidémiologiste de l’Université Libre de Bruxelles, Marius Gilbert nous fait observer, de son côté, que les virus, de façon générale, se conservent beaucoup mieux dans le froid et se dégradent plus à la chaleur. Néanmoins, le Sars cov 2 continue à se transmettre sous des températures élevées : ill en veut pour preuve que l’épidémie ne s’est pas ralentie au Brésil, ou au sud des USA où les températures sont beaucoup plus élevées que sous nos latitudes. Il estime donc que la température, seule, n’est pas en soi un facteur limitant.

"Par contre, nous explique-t-il, combiner les facteurs UV, la chaleur et une ventilation plus importante diminuent de toute évidence la transmission".

Ne croyez pas, comme Donald Trump, que les UV vont nous soigner de l'intérieur 

Est-ce que cela veut dire que nous ne risquons rien sur une plage bien ensoleillée et bien ventilée ? Pas tout-à-fait, nous répond-il. "Si deux personnes sont très proches et se parlent : le risque est le même, au soleil comme à l’ombre. Ne croyez pas comme Donald Trump que les UV vont passer à travers notre corps et nous soigner à l’intérieur !"

Sur les dix pandémies de grippe des 250 dernières années, deux ont démarré l'hiver dans l'hémisphère nord, trois au printemps, deux en été et trois à l'automne.

 

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