Des tests pour débusquer les porteurs de gènes défectueux qui s'ignorent?

Des tests pour débusquer les porteurs de gènes défectueux qui s'ignorent?
Des tests pour débusquer les porteurs de gènes défectueux qui s'ignorent? - © Tous droits réservés

Le Conseil supérieur de la santé propose et préconise un dépistage génétique des futurs parents. Pourquoi ce test? Et bien parce que cela permettrait de détecter d'éventuelles gènes défectueux chez les parents qui mettent en péril la santé de l’enfant à venir.

Le Conseil supérieur de la santé veut informer sur le sujet: nous avons tous des gènes défectueux pas trop dérangeants, mais lorsque la future mère et le futur père présentent une mutation du même gène, cela peut avoir de graves conséquences pour l’enfant à venir.

Il serait donc utile d’identifier ces risques. Ce test génétique, remboursé, concernerait les parents en bonne santé et sans antécédents familiaux, mais pas question de se lancer dans la recherche de toutes les maladies, surtout des maladies graves. Il faut chercher les maladies rares de l’enfant, comme la mucoviscidose. 

Monsieur et Madame Tout-le-Monde peuvent être en bonne santé mais porteurs d'un gène défectueux

"Par exemple, une personne sur 24 ou 25 est porteuse d’un gène déficient de la mucoviscidose. Donc quand vous allez au cinéma, autour de vous, il y a au moins trois ou quatre personnes dans la salle qui sont porteuses des gènes de la mucoviscidose et qui l’ignorent", nous explique le docteur Christine Verellen-Dumoulin, consultante à l’Institut de pathologie génétique à Gosselies.

Or, pour l’instant, les couples qui ne présentent pas de problèmes ne se présentent jamais pour un test. Ce qui risque de changer, c’est le public atteint.

"En principe, la grande majorité des couples qui viennent chez nous sont des couples où il y a un problème connu dans la famille. C’est la grande différence. Donc quand il y a un problème génétique dans la famille, vous avez des personnes qui viennent, mais quand il n’y a pas un dépistage dans la population générale, c’est Monsieur et Madame Tout-le-Monde, qui est en bonne santé, mais qui, sans le savoir, est porteur d’un ou de gènes qui ne fonctionnent pas", précise le docteur Verellen-Dumoulin.

Une expérience pilote devrait bientôt commencer. Le comité de bioéthique doit toutefois encore donner son avis.

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