Des tatouages dans la police ? Oui, s'ils sont masqués

Des policiers tatoués, dorénavant, ce sera autorisé si, et seulement s'ils sont masqués, selon une circulaire que le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, s'apprête à publier.

Jusqu’à présent, les tatouages étaient autorisés s’ils n’étaient pas contraires à la déontologie policière, à caractère raciste, politique ou religieux. Et s’ils n’étaient pas susceptibles de "provoquer des heurts avec la population". Un arrêté ministériel datant du 28 décembre 2001 interdisait déjà aux policiers d’être porteurs d’un tatouage sur le visage ou sur le cou.

Par contre, c’était laissé à l’appréciation des chefs de zones de police. David Quinaux, porte-parole de la police de Charleroi, est lui-même tatoué: "Il y avait une certaine incohérence dans une police qui se veut structurée à deux niveaux, c'est que chaque chef de corps pouvait, dans son règlement d'ordre intérieur, imposer le fait que le tatouage ne puisse pas être visible ou ne pas prendre position, tout simplement. Cette circulaire a le mérite d'apporter une certaine cohérence et remettre de l'ordre là-dedans."

Dorénavant donc, les tatouages seront autorisés mais devront être masqués par tous les policiers du pays, qu'importe leur cadre, fonction ou tenue. Les tatouages visibles au niveau du cou et du visage, restent interdits. Par contre, les candidats tatoués ne seront plus automatiquement recalés aux examens d'entrée.

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