Des séchoirs de poivre made in ULB en partance pour le Cambodge

Des séchoirs de poivre made in ULB en partance pour le Cambodge
Des séchoirs de poivre made in ULB en partance pour le Cambodge - © Tous droits réservés

24 étudiants de l'ULB s'envolent pour un mois de mission au Cambodge ce mercredi matin. De futurs ingénieurs civils qui, durant toute cette année académique, ont conçu et réalisé des séchoirs de poivre à énergie solaire. C'est un projet mené par la cellule de coopération au développement de l'école polytechnique de Bruxelles. Il intègre, pour la première fois cette année, des étudiants de 1ère Bac, supervisés par des étudiants en master. 

"Ça nous tenait à cœur de proposer, pour une fois, un projet de coopération au développement en première année, explique enthousiaste Benoît Haut, professeur en génie des procédés, en charge de la gestion scientifique du projet, et on est ravi du résultat, les étudiants ont remarquablement travaillé, 34 séchoirs en tout ont été conçus!". Le projet a mobilisé, tout au long de l'année, 250 étudiants de Bac, 30 de Master et des dizaines de professeurs, assistants et techniciens.

Au final, 3 prototypes ont été retenus. "On a essayé de faire un prototype le plus minimaliste possible, explique Antoine, étudiant de 1ère Bac participant, puisque le but est de pouvoir le reconstruire là-bas avec des matériaux disponibles localement". L’objectif de la mission sera d’offrir des conditions de séchage optimales aux coopératives et cultivateurs de poivre cambodgiens, afin d’assurer la production d’un poivre de qualité. 

Un partenariat avec l'Institut de Technologie du Cambodge

Durant les trois premières semaines de leur séjour à Phnom Penh, les étudiants reproduiront les prototypes en collaboration avec leurs homologues de l'Institut de Technologie du Cambodge (ITC), partenaire de l'ULB. Une fois construits, les séchoirs grandeur nature seront transportés par camion à Kep, dans le sud du pays, où ils seront installés dans une coopérative. "L'idée, c'est qu'un séchoir construit là-bas puisse sécher 20kg de poivre, précise Benoît Haut. Et que par la suite, l'ITC continue à superviser l'usage de ces séchoirs, à les améliorer et à en construire d'autres, dans d'autres plantations".

Ce voyage en Asie, ce sera le premier pour François, reconnaissant de pouvoir vivre pareille expérience à 18 ans: "Au-delà de l'apprentissage technique, c'est aussi une expérience humaine qu'on va vivre, en échangeant avec ces étudiants de l'ICT... Et puis à un niveau personnel, se rendre compte qu'un ingénieur peut avoir un impact sur ce côté plus social d'un projet".

Bilan de l'opération au retour du groupe en Belgique, le 7 août prochain.