Des scientifiques découvrent comment mieux identifier les patients à risque de thromboses artérielles

Des scientifiques belges de l'université catholique de Louvaine-la-Neuve et des cliniques St-Luc ont fait une découverte importante dans le milieu médical pour mieux identifier les patients à risque de thromboses artérielles. 

Les thromboses des artères peuvent déboucher sur un infarctus. Elles touchent chaque année entre 10.000 et 15.000 personnes et sont causées par l'agrégation des plaquettes de notre sang, qui se collent les unes aux autres.

Les scientifiques ont mis en avant le rôle-clé de certaines de leurs enzymes qui, en permettant aux plaquettes de synthétiser des corps gras, favorisent la formation de ces caillots potentiellement mortels.

Les plaquettes sanguines d'un patient à très haut risque d'infarctus ne sont pas les mêmes que les plaquettes sanguines d'un patient normal

Ils ont alors décidé d'analyser la protéine, l'enzyme en question des plaquettes de 200 patients à risque de thrombose. 

Résultat: "On a mis en évidence des phénomènes qui montrent que les plaquettes sanguines d'un patient à très haut risque d'infarctus ne sont pas les mêmes que les plaquettes sanguines d'un patient normal et qui lui ne fera pas d'infarctus", explique le professeur Christophe Beauloye, le chef du service de cardiologie.

Autrement dit, évaluer l'activité de cette protéine de nos plaquettes devrait donc permettre bientôt de mieux dépister et identifier les personnes à risques de thromboses et d'infarctus. On pourrait (qui sait aussi) mettre au point de nouveaux traitements.  

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